Le tri en collectif répond aux attentes de l’autonomie

La culture de protéagineux en association rend la flore désirée plus compétitive face aux adventices. Mais après, il faut trier. Cela demande du matériel, très pertinent à partager. Une cuma du Maine-et-Loire témoigne.

Le trieur qui intervient pour trier les méteils de Julien Gardez parvient à traiter environ une tonne de grains par heure.

L’association avec une céréale remédie à une limite fréquente des cultures de protéagineux: leur forte variabilité du rendement. Cette solution apporte néanmoins son lot de complications. Aux premiers rangs de celles-ci, le besoin d’opérer un tri trouve néanmoins des réponses déjà usitées sur le terrain, qui facilitent l’accès à la technique de l’association. L’initiative de la cuma du Grez, dans le Maine-et-Loire, en fait partie.

Tri en collectif: 1t/h et une organisation de l’activité en secteurs

Une trentaine d’éleveurs sollicite son trieur. Il se déplace près d’eux, «un peu quand on veut», témoigne Julien Gardez. Sur son système de production bio, l’outil intervient pour séparer les grains de pois ou féveroles issus de méteils. «Il permet aussi aux agriculteurs de faire leurs semences fermières.»

Le 9 novembre, dans le cadre d’une rencontre sur l’autonomie protéique, le réseau cuma Ouest animera une séquence sur le tri des cultures. Celle-ci se construit sur les retours d’expériences du tri en collectif. Car le cas de la cuma du Grez n’est pas acte isolé. Ils sont plusieurs groupes à avoir déjà développé un projet comparable.

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