Un tracteur pour gagner en temps et en confort

En région
édition spéciale départementale Gers viti-glaneuse

© R.Poissonnet/Fdcuma 32.

04/02/2017 - 10:54

En 2016, la cuma la Glaneuse, à Pouydraguin, a investi dans un tracteur vigneron dédié aux trois outils viticoles de la cuma. Ce choix a notamment permis de gagner du temps pour atteler et dételer les outils, mais il offre aussi d’autres avantages.

Partagez cet article: Un tracteur pour gagner en temps et en confort

Atteler la prétailleuse, l’effeuilleuse et l’enfonce-pieu sur un tracteur vigneron dédié, c’est le choix qu’a fait la cuma la Glaneuse. Depuis mars 2016, 11 adhérents utilisent le tracteur. Ce système permet de positionner tous les outils en frontal pour améliorer le confort et la visibilité. De plus, pour éviter les contaminations d’huile, Gérard Fitan, le trésorier et responsable de l’activité viticole au sein de la cuma, a remis à neuf une ancienne centrale hydraulique et l’a positionnée à l’arrière du tracteur.

Autre avantage : le temps réduit à atteler et dételer la centrale hydraulique et les outils. «L’organisation autour de ce tracteur était envisageable puisque le pré-taillage peut s’effectuer de mi-novembre à mi-février, et la mise en place des piquets avec l’enfonce-pieu de mi-février à mi-juin ; ce qui laisse des périodes assez larges pour intervenir sur les 120 ha des adhérents. Le créneau le plus serré concerne l’effeuillage qui doit s’effectuer sur une période de trois semaines, mais nous n’avons que 65 ha à faire avec cet outil», explique Gérard Fitan. Pendant la période d’effeuillage, le tracteur fonctionne tous les jours, matin et après-midi.

La simplicité d’utilisation

Parmi les critères d’achat, les adhérents souhaitaient un tracteur de 85 ch. «Nous n’avions pas besoin de davantage de puissance puisque que nous tractons peu.» Autres critères : quatre roues motrices, une cabine climatisée, et un inverseur électro-hydraulique pour améliorer la manœuvrabilité. «Nous tenions aussi à avoir un tracteur simple d’utilisation car il sert à 11 adhérents», insiste le responsable du matériel. Enfin, le tracteur doit pouvoir évoluer dans des vignes à partir de 2,10 m d’inter-rang.

Cuma Glaneuse Entraid Gers (2)

La centrale hydraulique rénovée est placée à l’arrière du nouveau tracteur vigneron Kubota. En frontal, sont placés l’effeuilleuse, l’enfonce-pieu et la pré-tailleuse.

Une garantie de 5 ans

À l’hiver 2015, la cuma demande des devis à trois concessionnaires locaux pour quatre marques. Les prix hors taxe tombent : 32.000€, 36.000€, 40.000€ et 72.000€. Alors que les autres constructeurs proposent une garantie pièces et main-d’oeuvre d’un an, Kubota propose 5 ans, inclus dans le budget des 32.000€ HT. Le prix concurrentiel et la durée de la garantie seront décisifs. La cuma demande en plus un relevage avant que le concessionnaire local propose à 2.000€. Le tracteur sera amorti sur 7 ans et la cuma envisage de le renouveler au bout de 5 ans.

Pour cet investissement, la cuma bénéficie d’une subvention de 10% sur le prix d’achat hors taxe. «Pour estimer le coût prévisionnel, nous nous étions basés sur 500 heures/an. Nous devrions dépasser ce volume d’utilisation », note Gérard Fitan. «Je pense que nous fixerons le tarif à 12 €/heure une fois que nous aurons toutes les charges.»

Pour la bonne utilisation du tracteur, le responsable de l’activité viticole a établi un règlement intérieur. Parmi les points clés : seuls les outils de la cuma sont attelés sur ce tracteur sauf exception définie avec le responsable du matériel ; les utilisateurs doivent rendre le tracteur propre avec le plein de gazole ; ils doivent aussi noter, sur le cahier placé dans la boîte à gants, la date, leur nom et le nombre d’heures effectuées…

règlement intérieur

À la mi-novembre 2016, après 340 heures d’utilisation, pas de problèmes à signaler. Gérard Fitan se réjouit de la simplicité d’utilisation du matériel et du plancher plat dans la cabine, une prestation que peu de constructeurs proposent pour les tracteurs vignerons.


Cet article est issu du numéro spécial départemental Gers à retrouver en intégralité ici.

Par Raphaëlle Poissonnet.
Publicité
Simple Share Buttons