Quand le bâtiment change, tout change

En déménageant pour du neuf, la cuma de la Voie romaine investit dans un lieu qui devra favoriser l’essor des activités et de la qualité du service.

Les 1500 m² fournissent des conditions de travail plus confortables aux salariés. Pour les adhérents, Beuzevillette devient un lieu de réunions naturel.

Elle dispose de son lieu dédié avec un atelier depuis le début des années 90. La cuma de la Voie romaine s’ouvre de nouvelles perspectives en confortant son activité de mécanique dans un nouveau bâtiment. Le président, Hubert Commare, analyse: «Avec un salarié compétent et motivé, le bâtiment est un facteur essentiel», grâce auquel la cuma de la Voie romaine apporte un service compétitif et performant à ses adhérents. Le chiffrage global de ce qu’apporte un tel outil pour une cuma est «difficile à évaluer». Aussi le responsable prend un simple exemple: l’entretien de l’ensileuse. «Une heure à la concession se facture au moins 45€.» Pour la cuma, la charge d’une heure de travail dans son bâtiment amorti représente la moitié de ce chiffre.

Pour l’ensemble des matériels, «le fait de pouvoir les stocker à l’endroit où un mécanicien réalise leur entretien» est un atout, défend encore le président. Quand on a goûté à ce confort, difficile de revenir en arrière. La cuma de la Voie romaine le prouve et va plus loin. A 2 km, sur la commune de Beuzevillette où son nouveau site est entré en service au printemps 2020.

Tous les outils sous les yeux du mécanicien

Ce projet s’est initié il y a 3 ou 4 ans. Le terrain du précédent hangar, étendu il y a un vingtaine d’années, «ne nous appartenait pas et l’adhérent propriétaire ne souhaitait pas le vendre non plus. Nous trouvions que ce n’était pas une situation très sécurisante». Dans ses installations vieillissantes, la configuration en couloir forçait les opérateurs à multiplier les manipulations pour déplacer un outil. «Là, nous aurons des portes sur toute la longueur», explique Hubert. En plus, l’ensemble des outils de la coopérative pourra se parquer sous les nouveaux toits. Alors qu’avec l’ancien, «il restait des outils chez les adhérents. Et ils n’étaient pas forcément rangés à l’abri».

De la place pour tous et pour d’autres projets

L’autre changement de taille qu’implique cet investissement, porte sur la vie de la cuma en elle-même. Hubert Commare s’attend en effet à ce que l’espace de bureau et salle de réunions simplifie la communication au sein du groupe. Entre adhérents, «on se réunira plus facilement. Tout sera au même endroit», y compris pour la personne qui intervient à temps partiel pour le secrétariat. Avec son installation neuve, la cuma anticipe de prochaines évolutions. Par exemple, la possibilité de développer l’entretien du matériel des adhérents avec le renfort d’un deuxième mécanicien permanent. «Nous n’aurions pas pu l’envisager avant. J’espère que les jeunes en profiteront.»

Un coût raisonnable

Bien sûr son investissement pour l’avenir a un coût. Mais «ce que j’ai dit aux adhérents aussi, c’est que payer le bâtiment va coûter 250€/an/adhérent en moyenne. Cela me paraît raisonnable», juge le président. Les 450.000€ engagés pour le terrain et la construction seront amortis sur 25 ans.

Article extrait du numéro spécial Entraid’ Seine-Normande – Juillet 2020.

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