Désherbage mécanique: « Nous reprenons notre métier en main »

Le désherbage mécanique s’installe dans les cuma. Témoignage dans le Maine-et-Loire, recueilli à la journée de la FNAMS Désherb’Expo.

Frédéric Robert a enchaîné l'entrée dans un groupe Dephy et des investissements concertés dans deux cuma.

Frédéric Robert est installé dans le Maine-et-Loire, en lait, poulet label et cultures, dans un secteur fortement touché par des problèmes de qualité de l’eau. Il s’est engagé avec des collègues pour trouver des solutions, avant de se faire imposer des mesures irréalistes. «Au bout de trois ans, nous sommes écoutés.» Mais cela ne se fait pas sas efforts: «Je suis entré dans un groupe Dephy avec Terrena, j’utilise des outils d’aide à la décision, j’implante des couverts. Je me lance maintenant dans le désherbage mécanique.» Il n’était pas au départ un accro au pulvérisateur et les retours positifs de ses voisins en bio l’ont motivé.

Trois outils sinon rien

De fil en aiguille, ce sont aujourd’hui deux Cuma voisines, l’Espoir d’Angrie dont il est adhérent et une autre, qui mènent ensemble une démarche d’investissement. «Au total, nous avons une herse étrille, deux houes rotatives dont une avec semoir à couverts, et deux bineuses dont une avec fertiliseur. Il est pour moi primordial d’avoir sous la main ces trois types de matériels. Nous avons d’ailleurs imposé un engagement sur les trois, il est de 250€/ha.» Pour la saison 2018, il s’est donné comme objectif de produire son maïs sans phytos. «Même si le technicien peut nous aider, ça demande un peu plus d’observation des cultures. Finalement, nous reprenons notre métier en main.»

houe rotative

Houe rotative, bineuse et herse étrille se complètent.

Un SMS et c’est parti

Reste le coût du désherbage mécanique: «Nous ne voulons pas dépasser 13 à 15 euros par hectare le passage d’outil, c’est-à-dire ce que nous coûte le pulvérisateur. En allongeant l’amortissement et avec les subventions obtenues, ça devait passer.» En fin de saison, coût et temps passé seront de toutes façon analysés, dans le cadre du groupe Dephy. Pour l’organisation, les technologies modernes aident bien: «Il y a vingt ans, ça aurait été impossible, mais aujourd’hui, un SMS et c’est parti. Et comme nous n’avons pas tous les mêmes terres, les chantiers s’étalent.»

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