D’une montagne à l’autre

La mutualisation du matériel entre deux cuma distantes de 130km: difficile à imaginer, et pourtant ils l’ont fait avec un tracteur.

Un tracteur pour deux cuma: une bonne façon de mutualisation des coûts.

La cuma du Moucherotte, 27 adhérents sur le plateau du Vercors, réalise la majeure partie de son activité sur l’activité fenaison avec 450h de fauche en 2018.
Chaque automne, un des tracteurs de la cuma est en sous-utilisation. Les responsables recherchaient donc des moyens pour compléter les heures et conserver un tarif compétitif.

Sur une autre montagne, la cuma du Beaufortain, 82 adhérents en zone Beaufort, réalise 40% de son chiffre d’affaire pour l’activité épandage, principalement à l’automne. Cette activité est réalisée avec une tonne à lisier appartenant à la cuma et conduite par une ETA avec chauffeur.

D’une montagne à l’autre, on connait la valeur d’une poignée de main.

Mutualiser les coûts

Pour mutualiser les coûts et pour plus de souplesse dans les travaux, cette année, les chantiers d’épandages seront réalisés par le chauffeur de l’ETA, la tonne à lisier de la cuma du Beaufortain et le tracteur de la cuma du Moucherotte. Cette collaboration devrait se dérouler de mi-septembre à début décembre 2020.

Ce montage juridique est permis par le modèle coopératif cuma. Il s’agit simplement de l’adhésion d’une cuma à une autre. Cela permet de mutualiser d’avantage le matériel, quelle que soit la circonscription géographique de la coopérative.

Un bel exemple de coopération interdépartementale qu’il faut développer auprès des cuma existantes.

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