Mécanisation partagée : un gain potentiel de 10€/1000L en lait à Comté

Quel est l’impact d’une mécanisation partagée sur le revenu agricole (après impôts, MSA et plus-value potentielle) en système lait à Comté ? Eléments de réponse à travers le compte-rendu de l’étude réalisée conjointement par la fédération Cuma Bourgogne Franche-Comté et le CERFrance.

L’étude démontre que les charges de mécanisation élevées sont dues à beaucoup d’investissements réalisés individuellement et à un renouvellement rapide du matériel.

En complément de la publication des deux nouveaux cas-types « Production lait à Comté 100% herbe » et « Production lait à Comté céréales » de l’Observatoire des charges de mécanisation en Bourgogne-Franche Comté (Ocmeca), la fédération Cuma Bourgogne Franche-Comté a souhaité chiffrer l’impact d’une mécanisation partagée sur le revenu agricole.

Pour cela, sur les 16 diagnostics en système lait à Comté de l’Ocmeca, seules les exploitations avec un pourcentage de culture inférieur à 15% ont été retenues (12 exploitations). Sont considérées en stratégie « partagée » les exploitations pour lesquelles les travaux par tiers représentent plus de 40% des charges de mécanisation, et en stratégie « individuelle », celles pour lesquelles ils sont inférieurs à 40%.

+18 €/1000L en mécanisation partagée

Pour chaque stratégie, les charges de mécanisation ont été calculées. On observe une différence de 24 €/1000L entre les deux stratégies en faveur de la stratégie partagée.

mécanisation partagée

Cette économie de charge est toutefois réduite par la plus-value potentielle. Pour calculer cette dernière, il faut soustraire la valeur nette comptable (données CERFrance) à la valeur résiduelle du parc (outil Mécagest), qui correspond à la valeur marché du matériel. On obtient alors un gain de 18 €/1000L grâce à la mécanisation partagée, soit 10 €/1000L après impôts (taux de 14% pour le calcul) et MSA (taux de 26% pour le calcul).

A lire : Ne plus subir le coût du matériel, mais le réfléchir et le choisir

A noter qu’en mécanisation individuelle, la plus-value potentielle élevée que l’on observe est le reflet d’un amortissement rapide et d’une revente dès la fin d’amortissement, voire avant. Donc une stratégie fiscale.

Un suréquipement en mécanisation individuelle

Par ailleurs, une autre observation ressort de cette étude : un suréquipement du groupe mécanisation individuelle. Par exemple, en stratégie individuelle, 5 exploitations sur 7 possèdent un combiné de fauche, utilisé sur 80 à 150 ha/an. En revanche, en stratégie partagée, aucune exploitation n’en possède.

En conclusion, en système lait à Comté, les charges de mécanisation élevées sont dues à beaucoup d’investissements réalisés individuellement et à un renouvellement rapide du matériel. Les exploitations restent cependant compétitives. Une économie, après impôts, MSA et plus-value, de 10 €/1000L est possible grâce à la mécanisation partagée.

Entraid Vidéos

La fidélité a un prix…

[Ensilage] La cuma de l’Ouette a saisi l’occasion de persévérer

Fidèle à son concessionnaire ?

Fenaison : trois systèmes d’organisation et stratégies d’investissement gagnantes

A LIRE également

Nos offres
d'abonnements

Papier + 100% numérique

Recevez votre magazine chez vous en plus de l’abonnement numérique

Je m'abonne
abonnement