[Avis Andaineur retourneur] Le Reiter Respiro travaille très bien mais a ses limites

Après une première saison d’utilisation de son andaineur Reiter Respiro, la Cuma du Valdonnez dresse un bilan contrasté. Le constructeur annonce quant à lui du nouveau.

Rien à redire sur la qualité du travail.

Que faut-il penser de l’andaineur à tapis Reiter Respiro

Le Sima a vu l’arrivée sur le marché français de l’andaineur à pick-up et tapis Respiro, de l’autrichien Reiter. Le constructeur autrichien a choisi un pick-up flexible de petit diamètre et sans cames, suivi d’un rotor qui accompagne le fourrage vers le tapis et l’aère. Le suivi précis du sol est assuré par des patins rotatifs (4 pour 3 mètres). L’ensemble est entraîné par l’hydraulique du tracteur et la première version est un appareil frontal.

Première saison en Cuma

La Cuma du Valdonnez (Lozère) a fait l’acquisition au printemps d’un des premiers modèles vendus en France. Après avoir vu travailler un andaineur similaire (ROC), les responsables avaient trouvé intéressant le principe du pick-up + tapis en termes de qualité de présentation du fourrage. Ils ont fait le choix du Reiter sur proposition de leur concessionnaire (Lacan). Ils y voient deux usages principaux : retourner les andains d’herbe ou de paille qui ont pris la pluie, et regrouper des andains.

Excellent travail

Après une première saison, Yves Arnal, responsable de l’atelier à la Cuma du Valdonnez, dresse les points forts et points faibles de la machine. « La qualité du travail est au rendez-vous. On nous l’a vendu comme une machine qui n’abîme pas le fourrage et elle est excellente à ce niveau. Le ramassage est propre et le fourrage est bien retourné ».

Reiter Respiro vue de dessous

Particularités : patins rotatifs et pick-up sans came de petit diamètre.

 

Andaineur Reiter ameneur

Autre particularité : un ameneur rotatif pour accompagner le fourrage jusqu’au tapis.

Trop lourd à l’avant

Si le principe de fonctionnement est bon, c’est le type de châssis qui pêche. « Ce retourneur est lourd, il faut un tracteur de 120 à 140 ch, et ramener des flexibles hydrauliques vers l’avant ». Dans cette Cuma, ce sont les adhérents qui l’ont à disposition, les salariés étant occupés à la fauche, avec une automotrice Krone Big M ou un ensemble avant arrière Pöttinger, ou encore à l’ensileuse. « Les adhérents passent du temps à l’atteler. Dans notre situation, l’idéal serait qu’il soit monté sur un châssis traîné, comme une faucheuse conditionneuse. Un tracteur moyen suffirait, et on retrouverait les habitudes de conduite des adhérents, qui maîtrisent mieux les matériels traînés à l’arrière que portés à l’avant ».

Andaineur Reiter sur route

La circulation sur les petites routes demande de l’attention aux chauffeurs occasionnels peu habitués avec un matériel frontal.

L’offre de Reiter va sur ce point évoluer puisqu’un modèle traîné et plus large est justement annoncé à l’Agritechnica.

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