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Comment faire face à la baisse du nombre d’éleveurs?

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Comment faire face à la baisse du nombre d’éleveurs?

Le conseil d’administration de la cuma d’Heugas travaille pour rester attractifs.

Au sud de l’agglomération de Dax, la cuma d’Heugas doit composer avec les néo-ruraux qui augmentent la pression sur le foncier. Pour rester attractive et faire face à la baisse du nombre d'éleveurs, la cuma garde une politique de renouvellement du matériel ambitieuse.

Dans les Landes, la cuma d’Heugas, située sur la commune éponyme, réalise 60% de son chiffre d’affaires avec deux presses à balle ronde et une moissonneuse-batteuse. Si ces deux activités restent le pivot de la structure, leur utilisation a diminué depuis quelques années. La faute à une pression foncière très importante dans cette zone d’élevage située au sud de l’agglomération de Dax. Petit à petit, le parcellaire agricole est grignoté et le nombre d’exploitations diminue. Un sujet qui inquiète le conseil d’administration de la cuma d’Heugas. «D’autant plus que cette bétonisation est liée à des plaintes de plus en plus récurrentes de néo-ruraux. Ce sont des gens qui viennent se plaindre lorsque nous travaillons le dimanche par exemple. Il y a 10 ans, ça n’existait pas chez nous», s’inquiète Thierry Lanusse, le président.

Un conseil d’administration rajeuni

Un problème d’autant plus important que le hangar de la cuma se fait doucement encercler par les lotissements.

«Nous avons dû déplacer l’épandeur alors qu’il était stationné à côté du hangar à vide et sans odeur, car il gênait un riverain», indique Rémi Chicoye, vice-président. Malgré cette situation préoccupante, le conseil d’administration peut se féliciter d’avoir réussi le renouvellement des générations. «J’ai 50 ans et je suis le plus âgé de la cuma», se réjouit Thierry Lanusse. De fait, cela devrait permettre de stopper la baisse d’utilisation du matériel pour les années à venir.

D’une manière générale, l’évolution des exploitations, moins nombreuses mais plus grandes, a été l’occasion de revoir le fonctionnement de la structure. «Avec l’augmentation des surfaces, il y avait des demandes d’adhérents pour trouver de la main-d’œuvre», indique Cédric Tastet, membre du conseil d’administration. Pour y répondre, la cuma a créé un groupement d’employeurs avec plusieurs exploitants pour embaucher un salarié à plein temps. «Il conduit la moissonneuse-batteuse et les presses à balle ronde en saison. Le reste de l’année, il entretient le matériel», détaille Emmanuel Larroudé, le trésorier de la cuma.

Des investissements chaque année à la cuma d’Heugas

Bien que le nombre d’adhérents et les surfaces diminuent, pas question pour la cuma d’Heugas d’avoir un parc matériel dégradé. Chaque année, plusieurs équipements sont changés, mais toujours avec un but précis. C’est le cas de la moissonneuse-batteuse John Deere W550, récemment arrivée. Elle comporte une compensation de dévers bien utile dans cette zone vallonnée du département des Landes.

«Nous avons reçu une réponse positive pour une demande de subvention Feader, afin d’acquérir une nouvelle presse à balle ronde et un épandeur à fumier avec table d’épandage. Cela nous permettra de reprendre l’activité d’une cuma voisine qui a vendu le sien. Notre demande concernait également une faucheuse conditionneuse pour l’ensilage d’herbe qui se développe et une bétaillère», se félicite Thierry Lanusse.

Autre investissement en date, une benne de 21t. Un équipement devenu nécessaire avec la fermeture progressive des silos de proximité.

«Pour les projets d’investissement de l’an prochain, on va se calmer un peu», sourit le président.

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