Combien de bottes par an pour rentabiliser une presse haute densité ?

Le pressage en balles haute densité a ses adeptes et quelques cuma se sont spécialisées dans cette méthode de récolte où, souvent, foin et paille cohabitent pour asseoir la rentabilité de ces machines devenues sophistiquées.

New Holland est la marque leader du marché des presses à haute densité en cuma dans le Grand Est.

En Grand Est, 38 cuma sont propriétaires de 47 presses haute densité. La presse est achetée neuve dans 85% des cas. Elle est plutôt utilisée en secteur de polyculture-élevage. En effet, la complémentarité foin-paille permet la rentabilité d’une presse à haute densité. Deux tiers des machines évoluent sur le périmètre Haute-Marne, Vosges, Meurthe-et-Moselle, Moselle.

Achat de presse à haute densité : New Holland leader sur le marché du neuf

Pour les achats neufs, New Holland se détache dans le choix des cuma avec 43% des achats. En outre, le modèle BB 1290 est particulièrement apprécié. Cependant, apparu plus récemment comme en attestent les achats de 2017 à 2019, Krone place son modèle Big pack 1290 comme outsider.

Les options de rotor hacheur, de train roulant ou de capteurs font varier, quelles que soient les marques, le montant à investir. Ainsi, le prix d’achat d’une presse à haute densité est de l’ordre de 110.000 € pour une machine standard. Mais on atteint vite les 140.000 €, voire plus, sur les modèles optionnés de la sorte.

+30.000€ en 10 ans

Certaines cuma réalisent des volumes annuels importants, de l’ordre de 7 à 8000 bottes, et jouent la sérénité en renouvelant régulièrement. Près de 40% des presses à haute densité en cuma dans le Grand Est ont moins de 3 ans. Ce n’est pas toujours le cas. En effet, des machines des années 2007/2008 sont toujours en parc. Un chiffre montre l’évolution du marché : la valeur de l’investissement a progressé de 30.000 € en 10 ans.

rentabilité d'une presse à haute densité

Dans le Grand Est, le prix d’achat d’une presse à haute densité neuve varie de 110 à 140 k€ selon l’équipement.

En conséquence le profil des groupes évolue aussi, avec le besoin d’un tracteur de plus en plus puissant pour optimiser les nouvelles générations de presses. Là où 150 ch pouvait suffire, c’est plutôt 200 à 220 ch qui est le bon compromis aujourd’hui. Cela conforte l’idée que ce tracteur doit être dédié durant la saison, avec 1 ou 2 chauffeurs attitrés. C’est un gage de sécurité et d’efficacité des chantiers.

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5000 bottes/an pour la rentabilité d’une presse à haute densité

Par ailleurs, il est important de se poser la question du nombre de bottes par an à réaliser pour rentabiliser une presse à haute densité. L’expérience des cuma du Grand Est montre que la réponse se situe aux environs de 5000. Avec des financements de 9 ans pour rester dans des prix de marché.

Au vu des évolutions d’assolement et de stratégies, les cuma resteront sans doute spécialistes avec des organisations toujours plus poussées sur la chaîne globale et aussi la logistique de transport.

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