Yolande, secrétaire en cuma

Troisième témoignage de notre dossier sur les métiers de salariés en cuma, celui de Yolande, de la cuma d'En Salvage, dans le Tarn. « Je peux gérer mon emploi du temps, et assurer une partie des tâches en télétravail : c’est très appréciable ! »

Yolande Carrière, secrétaire à la cuma d'En Salvage dans le Tarn.

Après une premiere année d’étude en pharmacie, je me suis mariée. J’étais femme au foyer avec quatre enfants, quand le président de la cuma d’En Salvage m’a proposé un poste de secrétaire-comptable à temps partiel. » Si elle ne connaissait rien à l’agriculture en 1995, elle a eu le temps de se rattraper. Bien s’entendre avec les chiffres était un atout.

Ses collègues salariés sont à l’atelier, tout près. Elle travaille seule au bureau, sauf lorsque les élus sont de passage. « Au quotidien, je m’occupe de la gestion du courrier, du relevé du temps de travail, du suivi des créances, des relances auprès des adhérents en retard dans leur contribution, des contacts avec la banque. »

Plus ponctuellement, elle effectue en plus les déclarations mensuelles de salaire, et trimestrielle de Tva. Elle a aussi en charge le calcul des tarifs de fin d’année, indispensables à l’organisation de l’utilisation du matériel en commun, et prépare le bilan comptable qui est supervisé par la fédération.

Bien s’entendre avec les chiffres est un atout

« C’est somme toute un travail d’aide-comptable », résume-t-elle. Nécessairement autonome et méthodique, car cette cuma ne dispose pas de directeur salarié. « Si je rencontre le moindre problème, je consulte directement le président, et nous trouvons ensemble la solution. »

Tableau formation-secrétaire

«Je peux gérer mon emploi du temps, et assurer une partie des tâches en télétravail : c’est très appréciable ! » La cuma ne pouvait pas la faire travailler plus. Après avoir été approchée par une cuma des environs, elle a décroché un second emploi à temps partiel. Elle est simplement en charge de la partie comptabilité, car le secrétariat demande une attention plus régulière. « L’un dans l’autre, j’ai désormais un mi-temps assuré, ce qui me convient parfaitement. » A quelqu’un qui entre dans ce métier avec un contrat à temps partiel qui ne suffit pas pour vivre, elle conseille de démarcher d’autres cuma. Tout en précisant que des structures plus importantes peuvent proposer ce poste à temps complet.

Un métier pour moi ?
• Il faut être organisé, méthodique, fiable, courtois, sociable, autonome, et à l’aise avec l’informatique.
• Rémunération : le smic en début de carrière, et jusqu’à 2 000 € brut/mois en fin de carrière.

Retrouvez ici le portrait d’Alain, chauffeur de cuma et celui de Jean-Pierre, responsable de l’atelier.

Et lisez et téléchargez le numéro spécial formation en intégralité.

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