20 000 €/an pour tout le matériel nécessaire à l’exploitation

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20 000 €/an pour tout le matériel nécessaire à l’exploitation

La facture cuma pour l'ensemble du matériel utilisé sur l'exploitation de Pierre et Marie Besson s'élève en moyenne à 20 000 €/an. (©Entraid)

Au nord d’Aurillac, le gaec Besson d’Estan, spécialisé en élevage allaitant, a adopté un système tout à l’herbe qui a nécessité des changements de pratiques et de matériels au fil du temps. Une transition facilitée par l'utilisation en quasi-intégralité de matériels en cuma.

Avec sa chaîne de matériels en cuma, le gaec Besson d’Estan, dans le Cantal, exploite depuis pratiquement dix ans 160 ha de prairies naturelles et un troupeau de 80 mères Angus avec un système naisseur engraisseur. Le tout en agriculture biologique. « Nous engraissons tous les mâles à l’herbe. Le produit de l’exploitation, ce sont 35 bœufs par an et 35 vaches dont cinq de réforme », résume Pierre Besson, associé du gaec.

Baisser les coûts de production

Trois associés composent ce gaec. « Notre cheval de bataille aujourd’hui est de travailler constamment sur la baisse des coûts de production. » En propre, le gaec dispose d’un télescopique, d’un tracteur d’occasion de 90 ch avec chargeur et de dérouleuses de balles rondes. Enfin, une mini-pelle vient compléter le parc matériels. « Nous avons transformé le système de production au fur et à mesure pour arriver à un système tout à l’herbe. Par exemple, fini le maïs », explique Pierre Besson. En ayant uniquement des prairies naturelles, l’itinéraire technique est simplifié. Il n’ a en effet que de la récolte, pas de travail du sol, pas de sursemis. Car l’idée est de maximiser le pâturage.

Le luxe de pouvoir choisir le matériel

Tout le matériel utilisé par le gaec est à la cuma de la Pompe. Pierre Besson en est le trésorier. « La cuma est l’outil principal de l’exploitation, c’est important de s’y investir. » Le gaec utilise du matériel pour la récolte de l’herbe. Par exemple, la cuma met à disposition de tous les adhérents deux combinés de fauche. Un de 6 m avec conditionneur et l’autre en fauche à plat pour une largeur de travail de 7 m. Comme pour tous les groupes de matériels le tarif est mutualisé. Il est de 13 €/ha pour les groupes de fauche. « La cuma nous permet d’avoir le choix entre deux types de fauche, indique Pierre Besson.

« Par exemple, pousuit léleveur, quand certaines années et dans certaines parcelles nous avons des rats taupiers, nous privilégions l’utilisation du combiné de fauche à plat. Cela permet de moins incorporer de terre dans le fourrage et de faire un travail de qualité. Avec les groupes de fauche, nous avons aussi en cuma la traction avec le choix entre trois tracteurs de 150 à 200 ch. Le tarif, là aussi mutualis, est de 18 €/h sans le GNR. Avoir le choix entre différents matériels pour la fauche, c’est un vrai luxe. On ne pourrait pas se le permettre en propre. On peut ainsi faire du travail de qualité à un tarif que je pense imbattable pour une surface qui varie de 70 ha à 140 ha suivant le nombre de coupes. »

Une chaîne complète de matériels pour 20 000 €/an

En résumé, les matériels utilisés par le gaec sont : groupe de fauche, faneuse, andaineur, presse à balles rondes, combiné presse enrubanneuse, plateaux de transport, épandeur de fumier et autres petits matériels. « Notre facture cuma s’élève à 20 000 €/n en moyenne pour la chaîne complète de matériels utilisée sur l’exploitation, traction comprise. Si on compare avec l’achat en propre d’un tracteur neuf de 150 ch dont le prix tourne autour de 150 000 €, le remboursement sur cinq ans grimpe à 30 000 € /an. C’est inenvisageable. Notre facture tracteur à la cuma est de 2 700 €/an pour 150 heures d’utilisation avec l’autoguidage », justifie l’agriculteur. « L’autre avantage d’avoir son matériel en cuma est qu’il est très facile ou plutôt très économique de modifier un itinéraire technique à partir du moment ou presque la totalité du matériel utilisé est en cuma. »

Du matériel qui en plus est renouvelé très régulièrement. « Par contre, c’est vrai qu’il y a une organisation à mettre en place, qu’il ne faut pas être angoissé si on attend le matériel un jour ou deux. Il faut garder cet état d’esprit car économiquement, le jeu en vaut la chandelle », conclut-il.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com

 

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