Appel d’offres cuma: c’est reparti pour des achats groupés en 2019

Sur le terrain
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Après les chargeurs télescopiques, quels matériels ?

13/03/2019 - 06:30

La démarche d’achats groupés de matériels agricoles initiée par les Cuma de l’Ouest se poursuit. Alors que les commandes de chargeurs télescopiques s’additionnent, les responsables réfléchissent aux prochains cahiers des charges à soumettre aux constructeurs : presses ? ensileuses ? pièces d'usure ?...

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Les AG des sections départementales de l’Union des cuma des Pays de la Loire ont donné l’occasion de faire le point sur les appels d’offres engagés dans l’Ouest en 2018. François Le Ber, directeur de l’Union, et ses élus, ont tracé un premier bilan. Pour les ensileuses automotrices, les réponses des constructeurs n’ont pas été satisfaisantes. L’articulation avec les concessionnaires semble leur poser un problème. «Mais rien n’empêche des cuma relevant d’un même concessionnaire à tenter une opération d’achat groupé auprès de lui», a souligné Stéphane Diard (Maine-et-Loire).

30 Manitou

Pour les chargeurs télescopiques, Manitou a emporté l’offre. «On sent que dans le domaine de la manutention, les constructeurs ont l’habitude de ce genre de démarche, en y intégrant leur réseau, observe François Le Ber.» C’est bien dans cette direction que travaille le réseau cuma, comme l’a rappelé Yves-Mary Houdmon (Maine-et-Loire). «Notre but n’est pas de nuire aux concessionnaires, mais de ré-équilibrer les forces face à eux.» Le représentant de Clénet Manutention, distributeur Manitou dans le Maine-et-Loire, reconnaît que vendre des chargeurs télescopiques suite à un achat groupé rapporte moins qu’une vente isolée, mais que son entreprise accompagne la démarche. Cela fait partie du jeu, en quelque sorte.

S’occuper des reprises

Sur les 30 engins concernés par l’appel d’offres, une douzaine étaient déjà commandés fin janvier. L’Union des cuma s’investit pour faciliter la revente des télescopiques à reprendre. Elle a lancé un « service d’aide à la reprise de matériel de cuma ». A ce propos, Daniel Guichet (Vendée) souligne tout l’intérêt qu’il voit pour une cuma à s’occuper des reprises, sur la base de sa propre expérience: «Nous demandons une estimation au concessionnaire, mais nous nous occupons directement de la revente, et nous y gagnons.» Un collègue présent dans la salle acquiesce: «Sur les tracteurs, nous gagnons 3000 à 6000 euros en revendant nous-même, et le concessionnaire est soulagé!»

Et ensuite?

La question est désormais posée des prochains matériels qui feront l’objet d’un appel d’offres dans l’Ouest. Des tracteurs? L’enjeu financier est important, mais la définition d’un cahier des charges est compliquée. Des remorques? Des presses? Des pièces d’usure? Les discussions sont en cours, et la piste des ensileuses n’est pas abandonnée.

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