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Semis de maïs: gagner en précision et en débit de chantier

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Semis de maïs: gagner en précision et en débit de chantier

Une organisation différente du ravitaillement du semoir permet d'augmenter le temps de travail d'1 heure par jour.

Faire plus d’hectares dans la journée en semant vite tout en conservant la précision et diminuer fortement le temps consacré au ravitaillement. C’est ce qu’a réalisé un agriculteur de la Marne avec le choix du matériel et une nouvelle organisation.

Quand on passe d’une surface de maïs à semer de 150 à 350ha, la notion de débit de chantier devient prépondérante. David Rondeau, agriculteur et entrepreneur dans la Marne utilise deux outils pour semer cette surface aux bonnes dates et en passant dans les bonnes fenêtres météo. Un semoir rapide et un mode de ravitaillement particulier qui permet de gagner du temps. Contrairement à l’ancien semoir capable de rouler autour de 9km/h dans de bonnes conditions, les semoirs rapides multiplient cette vitesse par 2. «Aujourd’hui je dispose d’un semoir Horsch Maestro CX de 12 rangs.

Sa première particularité réside dans son doseur qui permet justement de semer à des vitesses élevées.» De plus, le système AirSpeed dispose d’un transfert de la graine de l’unité de dosage vers le sol alimenté par un flux d’air comprimé. Cette technique permet à la semence de ne pas rebondir dans le tube de descente.

«Au final, l’écartement est régulier entre les graines sur le rang. Le coefficient de variation est seulement de 9-10 contre jusqu’à 40 à 9km/h sur l’ancien semoir.» Cette technique autorise une vitesse de travail de 18 km/h, soit un débit de chantier instantané de plus de 10ha/h.

Une vitesse de travail de 18km/h avec le semoir Horsch Maestro CX

Ce qui participe aussi à la régularité à cette vitesse, «c’est la possibilité de faire varier la pression sur les éléments semeurs jusqu’à 350kg. A cette pression, pas de pianotage. Mais avec 215ch on arrive à des limites.»

Ce qui permet aussi d’adopter une vitesse de 18km/h, c’est le choix de l’écartement entre les rangs qui est de 50cm. «Avec ce choix, il y a un plus grand espacement entre les graines sur le rang qu’avec un semis traditionnel à 75cm tout en conservant la même densité. Le doseur tourne donc moins vite et n’est pas en surcapacité. Cela permet de conserver un bonne précision à grande vitesse.»

Des semoirs monograines avec plus de technologies permettent des vitesses de travail élevées

Le transfert de la graine de l’unité de dosage vers le sol via un flux d’air comprimé fait partie des éléments qui permettent une vitesse de 18 km/h.

Gagner plus d’1 h/jour sur le ravitaillement

Une trémie centrale à 2 cuves équipe le semoir. Une pour la fertilisation et une pour la semence. Le conditionnement de l’engrais est traditionnellement en big bag. En conséquence, le remplissage de la trémie est très rapide. A contrario pour la semence, le conditionnement est toujours en dose de 50.000 ou 80.000 grains. «C’est là qu’il y a le plus de temps perdu. Mettre 35 doses de semence dans la trémie centrale prend pratiquement autant de temps que de semer 10ha.»

Pour cela, l’agriculteur prépare le ravitaillement à l’avance. En effet, les doses nécessaires au remplissage de la trémie sont versées dans un container rigide. La manipulation s’effectue avec le même télescopique utilisé pour ravitailler la fertilisation.

A quand un conditionnement en big bag?

Au final, le ravitaillement ne prend désormais plus que quelques minutes. Cela représente un gain de temps précieux, «et surtout on évite d’avoir le nez dans les produits de traitement de semences durant un long moment.»

En conséquence pour la prochaine campagne, les semences seront directement conditionnées en big bag par le semencier avec une contenance équivalente à 30 doses classiques. Une tendance qui pourrait éventuellement se démocratiser pour les semoirs équipés de trémies centrales.

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