L’Inra rassure vis-à-vis de l’avenir du maïs

Certaines études prédisent que d’ici 2050, les rendements du maïs français souffriront du réchauffement climatique, d’autres apportent des éléments contraires. Ce qui semble certain, c’est que le contexte climatique sera différent et que la capacité d’adaptation autorise l’optimisme.

Difficile de savoir quels seront les rendements tirés du maïs en 2050. (©Pascal Bordeau).

Plusieurs simulations prévoient que le réchauffement climatique diminuera les rendements, du maïs notamment. «Mais elles sont établies avec l’hypothèse que les agriculteurs de 2050 utiliseront les mêmes variétés qu’aujourd’hui. Or, la profession sème déjà des variétés de plus en plus tardives.» En se basant sur les pratiques et les savoirs professionnels actuels, des mesures faites en conditions réelles sur plusieurs sites, les chercheurs de l’Inra montrent que l’exploitation de la diversité génétique du maïs permettrait l’adaptation au changement climatique et l’augmentation des rendements.

Les chercheurs ont calculé quelques simulations (3 millions) des rendements obtenus par les producteurs de maïs en 2050. Ils constatent que les rendements prévus augmentent si les agriculteurs continuent à bien exploiter la variabilité génétique de la floraison comme ils le font actuellement. L’institut précise qu’il ne faut pas pour autant en déduire que les changements climatiques seront favorables à la productivité de la plante. En effet, les simulations n’ont pas intégré des effets néfastes des changements climatiques tels que l’apparition de maladies ou la fréquence accrue de sinistres induits par des météos extrêmes.

Presque moitié plus de maïs ravagé

Le centre d’études et prospective du ministère de l’Agriculture relève, par exemple, l’étude de chercheurs américains. Celle-ci alerte sur l’impact potentiellement croissant des ravageurs sur les rendements. Dans leurs projections à l’horizon 2050, «au fur et à mesure de l’accroissement des températures, ces insectes seraient non seulement plus prolifiques, mais aussi plus voraces». En France, le gonflement des pertes induites serait de 42% pour le maïs et de 60% pour le blé. Cela sans prendre en compte un usage accru de pesticides ou la mise œuvre de solutions prônées par les auteurs telles que l’élargissement des rotations ou l’usage de variétés plus résistantes.

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