« Après une année 2025 morose, 2026 ne sera pas l’année de la reprise » annonce le Sedima ce 8 juillet. En cause, les difficultés rencontrées dans les filières céréales et vigne et vin. En effet, le syndicat des distributeurs note un recul général des prises de commandes de matériels de – 9 % sur le 1er semestre 2026 par rapport à un 1er semestre 2025 qui était déjà en retrait. La situation demeure « particulièrement tendue pour les activités grandes cultures et la viticulture, note le Sedima. Avec plus de 70 % des distributeurs qui déclarent dans sa dernière enquête un recul de leurs prises de commandes pour le matériel neuf comme pour le matériel d’occasion sur le 1er semestre 2026 ».
L’occasion baisse moins mais les stocks pèsent
Cette orientation à la baisse tient principalement à l’évolution des matériels neufs, à -10 % dit le syndicat. Mais aussi dans une moindre mesure à celle des matériels d’occasion, pour – 4 à – 5 %. Cette baisse concerne tous les types de matériels. Mais elle est plus marquée pour les tracteurs vignes et vergers, ainsi que pour les automoteurs et les matériels d’accompagnement. Dans ce contexte tendu, à l’issue du 1er semestre, « 61 % des chefs d’entreprises jugent toujours supérieur à la normale le niveau de leurs stocks d’occasion ».
Impasses sur des maintenances hivernales
Et la distribution fait face à une autre difficulté. « L’activité prestations et surtout la vente de pièces sont aussi en tension, analyse Stéphane Leblond, président du Sedima. Certaines maintenances d’hiver n’ont pas été réalisées par les agriculteurs en raison de la contraction de leurs dépenses. » Et de conclure que « les concessionnaires ne voient donc pas d’amélioration de la situation cette année ».
La distribution remarque une augmentation des refus de prêts
Il n’y a que pour les équipements de polyculture élevage pour lesquels leur grande majorité des entreprises déclare une progression des prises de commandes sur le 1er semestre 2026. Pour le reste, aux difficultés des filières s’ajoutent d’après le Sedima les refus de prêts. Un nombre croissant de distributeurs « observent des refus de financement des achats de matériels des agriculteurs par les organismes financiers ». Et le niveau élevé des prix sur le neuf est toujours vu comme un frein remontent-ils. « 84 % des dirigeants jugent que stocks et coûts auront un impact important ou très important sur leur rentabilité. »
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