Les cuma ensilage face à la crise

En Haute-Normandie, les cuma ensilage souhaitent échanger davantage entre elles pour anticiper le renouvellement des ensileuses et les effets de la conjoncture sur leur activité.

Réparties dans toute la Haute-Normandie, les cuma ensilage aspirent à mieux se connaître.

Interconnaissance : l’attente est forte dans les cuma ensilage de Haute-Normandie. Elles sont 21 au total, dont 15 en Seine-Maritime. Dans ce département, elles récoltent environ 3750 ha de maïs avec un parc de 17 machines. Chacune avec leur histoire, leur machine et leur mode d’organisation. «Nous avons organisé un forum des cuma ensilage dans un double contexte», explique François Dupont,  le directeur de la fdcuma 76. D’une part, les cuma nous avaient fait part d’une envie de mieux se connaître. D’autre part, la crise qui traverse l’élevage interroge les responsables cuma. Elle est un facteur d’inquiétude.»

Maintenir l’équilibre économique

L’arrêt de l’activité laitière dans certaines exploitations peut avoir un impact sur l’organisation des groupes ensilage et le coût de revient des machines. «Cela risque de devenir compliqué en terme d’équilibre économique», souligne François Dupont. La mauvaise conjoncture pourrait aussi conduire à une recrudescence d’impayés. La rencontre a permis aux groupes d’anticiper les tendances à la baisse. Et pourquoi pas travailler en intercuma à l’avenir ? «Le taux de participation était bon», se félicite François Dupont. Ce qu’il retient de cette journée : beaucoup de questions sur la gestion du planning, le pilotage des machines, les modalités de facturation et la tarification.

Des cuma hétérogènes

Il est vrai que les cuma ensilage sont très hétérogènes. La plupart des groupes ont investi dans du matériel neuf,  acheté entre 2009 et 2015, qui récolte entre 374 ha et 601 ha. Quelques groupes fonctionnent avec des occasions, mais récoltent une moindre surface de maïs. Au niveau de la conduite,  plus de la moitié des groupes s’appuie désormais sur de la main-d’œuvre salariée. «Sans salarié, l’organisation du groupe est en proie à une certaine fragilité, car l’ensilage est réalisé sur une période intense en travail», note-t-il. Côté tarif et capital social, les niveaux sont très variables. «Cette grande diversité traduit des fonctionnements très différents. Chaque groupe met le curseur sur ce qui lui semble prioritaire : le facteur disponibilité ou le facteur coût de prestation. Mais tous les schémas ont leur raison d’être», conclut-il.

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