Densité de semis du maïs : attention aux fausses économies !

Leur campagne d’utilisation démarre. Les semences représentent le premier poste de charges opérationnelles de la culture de maïs. Leur densité est aussi la première composante du rendement.

Dès le réglage de la densité de semis le rendement final du maïs est en jeu.

En deçà des densités recommandées, la perte de rendement est en moyenne supérieure à l’économie réalisée sur le poste semences. Les essais récents réalisés par Arvalis sur maïs fourrage confirment les préconisations que plusieurs facteurs influencent. De la précocité de la variété dépend le nombre de feuilles total des variétés. Ainsi, les variétés précoces devront être semées plus densément pour atteindre la surface foliaire capable de capter un maximum de rayonnement.

Le type variétal influe également l’objectif de peuplement. Les variétés à floraison précoce, qui ont des grains cornés, ont un nombre potentiel de grains par épi défini. En conditions favorables, augmenter le nombre de grains à l’hectare passe par un nombre de plantes plus élevé. En revanche, les variétés à grains dentés offrent davantage de possibilités de compensation en sous densité.

Semis de maïs : En conditions plus difficile, la réponse à la densité est moindre

Lorsque le régime hydrique est moins favorable, la réponse à la densité est plus faible, voire nulle. Mais les incertitudes sur la disponibilité en eau ne doivent pas nécessairement conduire à des révisions à la baisse des densités. En effet, en conditions défavorables les densités plus élevées sont mal valorisées mais elles n’entrainent pas pour autant de pertes de rendement. Par contre, si le climat estival est favorable au maïs, les densités faibles pénalisent systématiquement le rendement. La perte est alors plus importante que l’économie de semences réalisée à l’implantation.

Tableau de préconisation mais

Recommandations des densités maïs de semis du maïs fourrager. Pour le grain, réduire la dose de 5 000 plantes/ha par rapport au maïs fourrage (@Arvalis-Institut du végétal).

Les taux de germination des semences de maïs sont généralement très bons, de l’ordre de 98%. Les pertes à la levée seront fonction des conditions de semis. En situation favorable : lit de semence bien préparé, date de semis dans les plages recommandées, profondeur 4 cm environ, bonne protection de la semence ou absence de ravageurs en début de cycle, les pertes seront comprises entre 5 et 10% maximum. Des interventions de désherbage mécanique précoces (herse étrille) peuvent faire augmenter ces pertes de façon significative. Dans ces situations, il est conseillé d’enterrer un peu plus profond la graine et d’augmenter la densité

Des densités plus élevées pour les variétés de maïs précoces

Pour actualiser les références, Arvalis a réalisé des essais entre 2014 à 2016, en Bretagne, Pays de la Loire et Picardie. Sans surprise, la réponse du rendement à la densité est maximale pour les variétés très précoces. Le rendement augmente d’environ 0,42 t MS/ha pour 10 000 plantes/ha supplémentaires, dans la gamme 80 000 – 120 000 plantes/ha récoltées. Cette réponse est de 0,36 t MS pour les variétés précoces et 0,28 t MS pour les variétés demi-précoces. Pour obtenir le rendement net, on déduit le coût des semences pour 10 000 graines/ha, estimé à environ 0,18 t MS/ha. Sur les valeurs alimentaires du fourrage, l’impact de la densité reste relativement faible d’après les résultats de ces mêmes essais.

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