Lorsque les adhérents déstabilisent le salarié

Le salarié de la cuma est-il le salarié des adhérents de la cuma? La réponse n'est pas si évidente qu'elle n'y paraît et les couacs déstabilisent les salariés. Le point avec François Marque, formateur en management.

Pour des relations professionnelles efficaces, qui ne déstabilisent pas les salariés, rien ne vaut des règles claires et connues de tous.

Le quotidien des salariés de cuma peut être complexe: ils peuvent intervenir autant à la cuma que directement sur les exploitations des adhérents (avec ou même sans les matériels de la cuma). Et parfois les comportements des adhérents aboutissent à la déstabilisation du salarié. Car dans ce contexte, la hiérarchie peut être compliquée à comprendre pour tout le monde. Qui donne les consignes au salarié?  Le responsable ‘salarié’? Ou l’adhérent?

Logiquement, dans certaines situations, les salariés ont du mal à savoir vers qui se tourner. Et certains adhérents peuvent se comporter en toute bonne foi comme le supérieur hiérarchique du salarié.

A lire: Groupement d’employeurs, mode d’emploi.

et Un salarié d’un Groupement d’employeurs en cuma peut-il refuser d’aller sur l’exploitation d’un adhérent?

Des situations synonymes de déstabilisation du salarié

La réponse est simple: c’est le responsable salarié qui est le supérieur hiérarchique du salarié. L’adhérent peut tout de même transmettre des consignes techniques au salarié. Mais pour tout ce qui est de l’organisation du travail, c’est bien le responsable salarié qui est aux manettes.

La situation fait sourire François Marque, formateur en management et fin connaisseur des cuma. « Les responsables de cuma me disent souvent qu’ils ont davantage de difficultés à manager les adhérents que les salariés! »

Pas facile en effet de discipliner des troupes quand on n’a pas de levier strictement hiérarchique.

Les « méfaits » des adhérents peuvent être multiples et leur paraître insignifiants: s’arrêter discuter une heure au hangar avec le salarié, l’appeler en direct pour gérer une urgence, lui donner sa façon de penser.

Des règles claires et connues de tous

Pour parer à tout quiproquo, les règles doivent être claires et facilement accessibles à tous:

  • Qui est le responsable hiérarchique du salarié? Facile: c’est le responsable salarié, lui-même en lien avec son conseil d’administration
  • Qui gère le planning? Cela peut être le responsable salarié, mais aussi le salarié lui-même s’il son responsable et le conseil d’administration lui ont transmis cette responsabilité
  • Qui lui donne les consignes techniques? Pour tout ce qui relève de l’organisation, c’est le responsable salarié. Pour tout ce qui relève des adaptations à l’exploitation, c’est l’adhérent, sur un mode de transmission de l’information, et non de l’ordre hiérarchique.

« Certains responsables se servent du règlement intérieur pour énoncer des règles décidées en conseil d’administration, ou rédigent un règlement spécifique aux salariés, ou encore une charte pour rendre ces règles accessibles à tous », souligne François Marque.

« Ils peuvent l’afficher au hangar, ou encore l’agrafer aux factures », relate le consultant. De cette manière, personne ne pourra dire qu’il n’a pas reçu l’information!

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