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Un robot dans les pentes gersoises

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Un robot dans les pentes gersoises

Robotti est un porteur autonome comprenant deux moteurs de 75cv (un destiné à la traction et l’autre à la prise de force et l’hydraulique). Le modèle utilisé pesait 3.1T pour une capacité de relevage de 900kg. Les derniers modèles montent à 1.5T de capacité de relevage.

Ce n’était pas un mirage mais bel et bien un automoteur venu d’ailleurs… du Danemark. Ce robot autonome est venu réaliser un essai de semis de carottes porte-graines en conditions difficiles: dévers et grosses pentes.

Le 31 août dernier, «Robotti» de la firme danoise AgroIntelli, a débarqué sur la commune de Barran pour réaliser un essai inédit jusqu’à lors dans l’Hexagone. Semer des carottes-semence dans une parcelle comprenant pentes et du dévers entre 20 et 30% par endroit. Cet essai de l’AgroIntelli Robotti était réalisé dans le cadre d’un GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental) constitué au sein de la cuma de Rozès.

Pentes et design de parcelles

Première étape: un arpentage rigoureux réalisé par les membres de la société Vantage Atlantique Méditerranée. Ensuite, le design des lignes de guidage a été effectué sans grand souci. De même que les paramétrages de largeur du semoir (monograine, 5 rangs à 60cm). Et des vitesses de travail et de déplacement en bout de champ.

Le robot a rencontré cependant quelques soucis au niveau de la topographie de la parcelle. L’équipe sur place a donc réalisé quelques ajustements logiciels, avec la hotline au Danemark. Et Robotti a fini par semer en totale autonomie les 3,7ha de carotte. Petit bémol cependant sur la réalisation des « contournières » qui peut faire perdre beaucoup de temps.

Débit de chantier et consommation du Robotti

Après analyse des données du robot on constate qu’on est sur un débit de chantier de 0,75ha/h. Avec une consommation de l’ordre de 10l/h. L’automatisme du robot nécessite néanmoins de la surveillance. Notamment du semoir à l’arrière pour s’assurer que tout fonctionne correctement.

Éric Encausse, l’agriculteur qui accueillait l’équipe pour cet essai, confiait la facilité de déplacer le robot d’un champ à l’autre. Voire dans quelques temps, d’un adhérent à un autre! L’investissement de tels engins met en jeu différents aspects notamment la forme et la topographie du parcellaire, la surface réalisable et les cultures qui seront produites.

L’automatisation d’un process cultural tel que le semis ou le binage ne sera donc pas destiné à toutes les cultures dans un premier temps.

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