Dans l’Aude, la cuma de Villalier rebondit et saisit les opportunités

En région
La cuma de Villalier a pu passer ce cap difficile des inondations.

Possédant chacune leurs particularités, les cuma ont la force de s’adapter pour pallier aux aléas des activités agricoles, comme ici les inondations, mais également de saisir les opportunités de développement.

21/06/2019 - 18:00

En 2018 la plus importante des cuma de l’Aude, avec 450 adhérents, n’est passée ni au travers des intempéries du début d’année, ni des inondations. Pourtant les résultats économiques et sociaux se maintiennent, comme on pu le voir les adhérents lors de l’AG le 17 juin.

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L’Assemblée générale de la cuma de Villalier s’est déroulée en toute convivialité dans des locaux refaits à neuf après les inondations d’octobre. Au cœur de cette structure collective et dynamique fondée en 1946 les agriculteurs se succèdent, de pères en fils et d’amis en nouveaux arrivants. Ces temps d’échanges ont permis aux adhérents présents de faire un point sur les actions de l’an passé et d’évoquer les futurs projets.

La majorité des travaux qui n’ont pu être réalisés après les inondations ont été reportés en 2019 avec de nouveaux matériels investis grâce à l’aide du Conseil régional (pelle mécanique, mini pelle, bull et porte-engin).

Depuis 3 ans 80% de l’activité de la cuma de Villalier se concrétise par des travaux de récoltes (vendanges, moissons), de la plantation de vignes, des opérations agricoles (semis, labour, travail du sol) et des travaux d’aménagements (pelle mécanique, bulldozer, débroussailleuse).

Salariés spécialisés

Cette cuma à l’activité diversifiée possède également un pressoir mobile, une aire de lavage, un atelier de réparation et met à disposition de ses adhérents du personnel spécialisé. La coopérative embauche ainsi 11 salariés permanents et des saisonniers. Parmi les pistes de développement évoquées par le président de la cuma Pierre Escande, le besoin de recruter un autre mécanicien-chauffeur se fait sentir.

La valorisation des friches viticoles nombreuses sur le secteur, est également évoquée. Pour à la fois diminuer les risques d’incendies et maintenir la diversité des paysages tant appréciée par les audois et les vacanciers. Un nouveau projet collectif pourrait ainsi germer.

Possédant chacune leurs particularités, les cuma ont la force de s’adapter pour pallier aux aléas des activités agricoles mais également de saisir les opportunités de développement.

 

Hélène Thiebaut
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