Un quota A bloqué à 840.000 litres

Les associés du gaec de la Vallée de l’Isac ont une marge de manoeuvre pour pousser leur production au-delà du volume contractualisé au prix A. C’est donc le prix du quota B qui les décidera. S’il est motivant, ils passeront à l’action.

L’hiver, le bâtiment de 110 logettes est à saturation.

A Blain en Loire-Atlantique, le gaec de la vallée de l’Isac produit un million de litres de lait avec un troupeau de 110 vaches sur 220ha (55ha de maïs, 60ha de céréales, le reste en herbe). Une dimension atteinte en l’espace de dix ans, à partir de l’installation en 2004 de Gregory Del Rio, hors-cadre familial, sur une exploitation de 90ha et 300.000 litres de lait. Son frère, Nicolas, le rejoint en 2007, ajoutant 30ha et 100.000 litres de lait. Puis, son épouse, Aurélie, en 2010, avec une nouvelle attribution de 100.000 litres.

Gregory Del Rio

«Notre rêve serait de produire un million de litres de lait en quota A», confie Grégory Del Rio.

Anticipation

En 2014, les trois jeunes gens sont à la tête d’un troupeau de 70 vaches et investissent dans un bâtiment neuf de 110 logettes. «Prévoir des places supplémentaires ne représente pas un surcoût énorme, constate Grégory. Et nous avons anticipé le rapprochement avec un voisin proche de la retraite et sans succession.»

Réunis dès 2015, les quatre associés peuvent livrer à Laïta 840.000 litres de lait en quota A, ainsi que 150.000 litres en quota B. «Tout confondu, nous avons été payés 311€/1000 l en moyenne en 2016, sans pénalité et avec une bonification de 40€ environ grâce à un TB de 44 g/l et un TP de 34,3 g/l. Nous avons produit 25.000 l de lait en moins à cause de la moindre qualité des fourrages.»

Dormir dehors

Afin de réduire leurs charges depuis le début de la crise, leur stratégie a consisté notamment… à investir. Investir pour dépenser moins! L’installation d’un DAC a permis d’optimiser la distribution de concentré (soja, VL) tout en maintenant le niveau de production. Le coût du concentré est ainsi passé de 70 à 50€ pour 1.000 l de lait, soit une économie de 22.000€/an.

Par ailleurs, le changement de dimension des surfaces cultivées a incité les éleveurs à acquérir leur propre matériel (fauche, labour, semis) afin de réduire les travaux à façon. 12.000€ supplémentaires sont ainsi économisés sur l’année.

En janvier 2017, le prix de base s’est amélioré de 30€ par rapport à janvier 2016«Nous ne savons pas combien de temps durera cette embellie, souligne Grégory. Nous avons touché 357€/1000 l en janvier. Mais en février et mars, nous allons produire du quota B à 280€! Nous envisagerons peut-être de pousser la production au printemps, à condition que le prix du quota B dépasse notre coût de production.»

Salle de traite

Dans la salle de traite par l’arrière de 2×10 postes, les éleveurs peuvent monter à 120 vaches.

Cette possibilité est offerte aux éleveurs uniquement pendant la saison de pâturage quand les vaches peuvent dormir dehors. L’effectif peut alors atteindre 120 vaches/traite, tandis qu’il est limité aux 110 places du bâtiment, l’hiver. Il suffit de réformer moins et/ou de garder davantage de génisses. Ce choix dépendra aussi des conditions climatiques et de leur effet sur la production fourragère.

«Pas question d’exploser les charges en 2017!, prévient Grégory. A quel moment arrivera la production d’herbe? C’est une question déterminante. Et pas question non plus de dépasser la charge de travail actuelle.»


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