Respecter ses sols

En région
Édition spéciale départementale Union pays de la Loire respecter ses sols

Le choix des pneumatiques (outils et tracteur) doit être suffisamment réfléchi lors de l’achat.

26/01/2017 - 10:06

Fini le temps des pneus résistants mais qui ne tenaient pas compte du sol. Aujourd’hui, le but est de ne pas compacter.

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Il y a 20 ans encore, beaucoup de remorques et d’épandeurs de fumier étaient équipés de pneus d’avion ou routier (15*22.5) nécessitant souvent une pression de 5 bars. Si la résistance était au rendez-vous, ce n’était pas le cas pour l’aspect agronomique. Aussi, au début des années 90, des démonstrations de décompactage ont fleuri, y compris dans des parcelles où cet effet
ne se voyait plus après quelques mois seulement.

Ne pas compacter plutôt que décompacter

Plutôt que de décompacter (ou fissurer en terme actuel), mieux vaut encore ne pas compacter. C’est ainsi que le repère de pression de 3 bars maximum dans le pneu, a pris de l’importance.

Cuma St père en Retz

Cuma de St Père-en-Retz.

49,5 tonnes à l’entrée du champ

Prenons pour exemple l’ensemble tracteur + tonne à lisier de la cuma du littoral, à Saint-Père-en-Retz (44). La tonne est certes bien armée de ce point de vue : essieu suiveur, essieu directeur et releveur, report de charge sur la fl èche ainsi qu’une cloison à l’avant de la cuve pour conserver de l’adhérence sur l’essieu arrière du tracteur. Sur la bascule, cela donne un tracteur de 290 ch pesant 12,6 tonnes, auxquelles s’ajoutent les 13,9 tonnes de la tonne à lisier vide, avec ses trois essieux et sa rampe à pendillards. Rajoutons enfin 23 tonnes de lisier et nous arrivons dans le champ avec près de 50 tonnes de charge totale. Compte tenu des différents reports de charge, l’attelage de la cuma a la configuration que vous pouvez lire dans le tableau ci-dessus. Sans télégonflage, il faut utiliser les pressions pour les vitesses maximales que pourrait atteindre le convoi. Il s’agit bien sûr d’un compromis entre la longévité du pneu et le respect plus ou moins aléatoire du sol.


Pour aller plus loin, retrouvez notre article « Tassement : des sols en danger ».

Retrouvez l’intégralité de votre édition spéciale départementale Pays de la Loire.

Par Eric Canteneur.
  • un agri du pdd

    mouais, tu as beau avoir les meilleurs pneus du monde (Michelin:je suis chauvin), si tu as 50 tonnes de charge, tu auras 50 tonnes en tassement et de la compaction profonde…il est vrai que la multiplication des essieux limite le tassement profond.

    • Phil Aebi

      Bonjour,
      Tout à fait juste ! Sans vouloir être mesquin, cela devient un peu n’importe quoi cette folie des grandeur, surtout chez nous en Suisse. J’avais fait épandre du lisier par un ami qui avait un de ces monstre à 3 essieux et le pendillard. Résultat, pendant 5 ans on pouvait voir des différences de hauteur au niveau des passages de roues dans les cultures. Là où j’ai épandu mon lisier avec ma bossette de 7m3 on voyait rien.
      Autre chose, nos cerveaux musclés payent une contribution à ceux qui s’équipent de pneus basse pression. J’ai demandé pourquoi on ne versait rien à ceux comme moi qui ont encore des petits tracteurs ( Deutz 6507, DX 3.30 ) ?
      Personne n’a pu me répondre…..Le problème à mes yeux c’est qu’avec ces gros tracteurs équipés de basse pression, beaucoup sautent dans leur champs sans réfléchir à l’état du sol, mouillé ou pas. C’est un peu dommage. Mais ce n’est que mon avis.
      Salutations
      V8Phil agriculteur-viticulteur Suisse

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