Comment instaurer une relation de confiance dans la cuma?

Avec 45 adhérents et un salarié à temps plein, la cuma de Roncq et environs, localisée à Linselles dans le Nord, ne cesse de se développer pour satisfaire les besoins de ses adhérents. Cette cuma adapte un fonctionnement rigoureux et organisé qui responsabilise tous les utilisateurs du matériel.

De gauche à droite: Emmanuel Delmotte (trésorier), Alexis Flament (salarié), Ludovic Bouillet (vice-président) et Vincent Delva (président), « la confiance au sein d’un groupe passe par le respect et l’écoute de l’autre. »

La dynamique au sein de la cuma existe grâce à un noyau actif d’une vingtaine d’adhérents. Tous impliqués et porteurs de projets pour la coopérative. «Le dialogue, l’échange et le respect des choix effectués font partie de nos principes de base, souligne Vincent Delva, le président de la cuma. Une fois votée par tous les adhérents, une décision n’est pas remise en cause. Nous assumons ce choix.»

Écoute et dialogue, les maîtres mots de la confiance

«Notre bureau et les adhérents ont constamment de nouvelles idées, indique Vincent Delva. Malgré certaines divergences d’opinion, nous arrivons toujours à trouver un accord par le dialogue.» Pour lui, comme pour ses collègues, être à l’écoute des besoins des autres est indispensable. Surtout pour orienter les choix stratégiques et satisfaire la majorité. «Quelle que soit la structure de l’exploitation, nous devons orienter nos décisions dans l’intérêt de tous.»

Les membres du bureau sont motivés, avec des compétences complémentaires. En ressources humaines, en mécanique et en gestion et analyse économique. «Chacun s’appuie sur les spécificités des autres. Lors de l’AG, nous présentons des graphiques d’évolution de nos activités et de nos tarifs. C’est clair et transparent. C’est une façon imagée et simplifiée de suivre le développement de la cuma. Nous avons des données chiffrées qui traduisent les faits. Elles nous ouvrent des pistes de réflexion.»

La gestion du temps est un paramètre auquel les adhérents de la cuma sont sensibles. Lors des réunions de préparation du matériel, des horaires précis sont déterminés avec un ordre du jour fixé. «De nombreux adhérents sont éleveurs laitiers avec des contraintes d’activités importantes. Ils s’organisent pour être présents, nous devons les respecter. C’est aussi comme cela qu’un climat de confiance peut s’établir entre nous.»

Commission d’évaluation pour les matériels

Suite à différents sinistres occasionnés sur du matériel de la cuma, le bureau a mis en place un règlement. Particulièrement pour la gestion des pannes et de la casse du matériel. Une commission de cinq agriculteurs a été créée. Elle évalue les causes du sinistre. Elle décide de la suite à donner. «C’est délicat d’être juge, mais les adhérents l’acceptent. Nous n’avons pas encore eu recours à cette commission.

Depuis que les règles sont définies, nous constatons moins de dégâts sur le matériel, un meilleur entretien et un bon suivi de chaque responsable.» À la demande du bureau, le salarié de la cuma a rédigé des fiches. Il les a apposées sur tous les matériels. «Chaque point essentiel à vérifier est explicité. Nous voulons éviter la négligence de l’entretien et réduire les désagréments pour les utilisateurs. Ce n’est pas un système parfait. Mais il atténue les problèmes et responsabilise une fois de plus les adhérents.»

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