Salarié de cuma: s’appuyer sur la polyvalence

La cuma du Chenin dans l’Indre et Loire est en perpétuelle (r)évolution. Dernière étape-clé : l'embauche d'un second salarié en groupement d'employeurs au service de la cuma et des adhérents

C’est décidé : la cuma du Chenin embauche, via son groupement d'employeurs, un deuxième salarié amené à travailler pour la cuma et 12 exploitations adhérentes.

C’est fait !! Après un DiNA et plusieurs réunions de conseil d’administration, la cuma du Chenin, situé à Montlouis sur Loire, dans l’Indre et Loire, lance son groupement d’employeurs ! Premier acte : l’embauche, pour remplacer l’ancien chauffeur, début Janvier d’Isaac, un salarié à temps plein dans la cuma pour faire les traitements sur les 80 hectares répartis entre 16 adhérents (dont 14 en Agriculture Biologique) mais également la conduite de l’enjambeur de la cuma pour les travaux du sol, le rognage, le pré-taillage, l’effeuillage, le broyage dans les vignes, … Tous ces travaux occupent le salarié à temps plein, qui gère également tous le planning de la prestation, ainsi que l’entretien du matériel. « L’objectif que s’est donné le conseil d’administration est de pouvoir traiter les 80 hectares en 48 heures », rappelle Frantz Saumon, président de la cuma. Et comme nous avons de plus en plus de demandes pour le travail du sol, nous voulions avoir un second salarié. Nous avons donc voulu recruter Edouard qui a déjà travaillé dans le milieu viticole. Ne pouvant l’occuper qu’environ soixante jours dans la cuma, nous avons pensé au groupement d’employeurs (GE) que nous avions adopté lors de la mise en harmonie des statuts. »

La cuma et 12 exploitations

Est-ce que les 23 adhérents de la cuma suivront ? Bingo ! après avoir fait le tour des vignerons, il s’avère qu’une douzaine d’exploitations peuvent solliciter le GE pour 210 jours de travail. Plus qu’espéré ! Les vignerons de l’AOC Montlouis sur Loire ont toujours de quoi s’occuper …  « De plus Edouard a un profil très complet, il est capable de conduire les tracteurs ou porteurs pour faire l’essentiel des travaux viticoles mécanisables, mais également l’entretien/réparation de certains outils, les travaux à la cave (fermentation, soutirage, …), les travaux manuels et aussi pourquoi pas tenir un caveau », précise Bertrand Jousset, trésorier de la cuma et ancien employeur d’Edouard. Le tarif proposé sera en-dessous de 20 euros l’heure. A l’aube de ses vingt années d’existence, la cuma du Chenin va toujours de l’avant. Elle a permis l’installation de jeunes vignerons hors cadre familial dans l’Indre et Loire.

En prestation complète

En proposant la prestation complète avec tracteur et chauffeur depuis plus de 10 ans et maintenant le groupement d’employeurs, la cuma pense déjà à demain avec une réflexion pour la construction d’un hangar fédérateur et d’une plate-forme de lavage et de traitements des effluents collectifs. Plus qu’un partage de matériels, c’est un partage d’expériences humaines et un lieu d’échange entre vignerons, jeunes ou moins jeunes, fils de vignerons ou pas. C’est ce qui fait vivre cette cuma et permet de maintenir des exploitations « artisanales » sur de petites surfaces avec de nombreux jeunes installés en agriculture biologique …

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