Semer avec un drone ? C’est 3 ha/h !

Le semis de couverts végétaux avec un drone est désormais une réalité technique. Quantité de semence embarquée, débit de chantier et autonomie de vol, les chiffres à connaître.

Le drone utilisé lors des démo de semis de couverts végétaux organisées par la fdcuma de Vienne en juin et septembre, assurait un débit de chantier de l’ordre de 2,5 à 3ha/ heure.

À la demande du syndicat Eaux de Vienne, la fdcuma de la Vienne a procédé à trois journées d’essais de semis de couverts végétaux par drone. Deux en juin dans une culture de blé sur pied, et une le 15 septembre dans du maïs, également non récolté.

C’est l’entreprise Reflet du Monde, basée à Saint-Aubin-de-Médoc (33) qui s’est chargée du semis. En juin, 55ha de couverts ont été semés et 30ha le 15 septembre dernier.

45,6 volts par vol

Les modèles de drones utilisés en agriculture se perfectionnent. Ces engins volants fonctionnent sur batterie électrique. En outre, le modèle utilisé dans la Vienne était équipé au total de quatorze batteries. A raison de deux batteries par vol, branchées en série. Elles font 22,8 volts chacune. Soit un total de 45,6 volts par vol.

En juin, l’opérateur disposait de deux chargeurs. Mais le temps de recharge était trop court entre chaque roulement de batterie. En septembre, l’entreprise a donc amené un chargeur en plus.

L’énergie nécessaire est en effet importante, compte tenu du poids du drone et de sa vitesse. Le poids à vide est d’environ 10kg, les deux batteries font 5kg (2,5kg chacune) et le contenu maximal de semence atteint environ 10kg. Soit une masse totale en vol de 25kg.

Par ailleurs, 50% de la puissance des batteries est délivrée lors du décollage, lorsque le drone est soulevé à pleine charge. La vitesse du drone en semant est de l’ordre 4m/sec.

semis de couverts par drone : 14,4 km/h en moyenne à 3m d’altitude

Selon la dose épandue, l’appareil sème environ 2,5 à 3ha par heure sans manipulation (remplissage du réservoir et changement de batteries). Dans le cas présent, les doses étaient de l’ordre de 10 à 12kg/ha. La hauteur de vol s’effectue à 3m au-dessus de la culture en «suivi de terrain».

En revanche, la couleur de la culture doit être encore verte, pour que le capteur du drone puisse évaluer sa hauteur. Dans le cas contraire, comme par exemple dans une culture mûre, il faut recalculer la distance du drone par rapport à la céréale. L’engin ne différencie plus en effet le sol de la culture.

Différents types de semences

Le drone est capable de polyvalence du point de vue de la diversité des semences à épandre. Dans l’essai sur maïs effectué en septembre, on redoutait que les graines de couverts restent dans les panicules. Or ces graines, épandues à un stade proche de la récolte, roulaient sur les feuilles qui les faisaient ensuite tomber au sol.

Dans les résultats de semis de couverts par drone effectués cette fois dans du blé, en juin dernier, on constate malheureusement peu de levée. Mais c’est moins la qualité de semis qui est en cause que l’absence d’eau qui a empêché les graines de germer.

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