Service complet en Cuma : des métiers variés et une organisation à maitriser !

La Cuma du Valdonnez compte aujourd’hui environ 220 adhérents. Elle dispose d’un parc matériel très diversifié et intervient partout en Lozère grâce à une équipe de salariés qui s’est développée ces dernières années. Rencontre avec Michel Fayet le président et les chauffeurs de la Cuma.

Photo (de gauche à droite) : Yves ARNAL, Florian COMBE, Julien PARADIS, Cyril ARNAL et Michel FAYET.

Comment s’est mis en place l’équipe ?

Yves ARNAL a été embauché à la Cuma en 1996 en tant que chauffeur dans un premier temps mais très rapidement il est devenu mécanicien car la Cuma en avait besoin. Il fut le premier salarié de la Cuma et par la suite l’équipe des chauffeurs s’est développé. Les 3 chauffeurs actuels, Julien PARADIS, Cyril ARNAL et Florian COMBE, ont rejoint la Cuma respectivement en 2013, 2015 et 2017.

Comment sont-ils devenus chauffeurs de Cuma ?

Julien, le chauffeur le plus ancien actuellement à la Cuma, avait travaillé pendant quelques mois après son Bac en Electrotechniques, en tant que chauffeur dans une entreprise avant de rejoindre la Cuma. Cyril et Florian ont tous les deux suivi un Bac Professionnel agricole. Cyril a rejoint la Cuma dès la fin de son Bac. Florian quant à lui a travaillé quelques mois au service de remplacement puis en tant qu’ouvrier agricole avant de devenir chauffeur à la Cuma. Tous les trois s’accordent à dire qu’ils ont rejoint la Cuma par passion pour le matériel agricole.

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Comment s’organise la gestion de l’équipe et des chantiers ?

« Aujourd’hui, les trois chauffeurs ont chacun un secteur géographique plus ou moins identifié mais ils sont amenés à intervenir un peu partout en fonction des demandes et de la disponibilité de chacun » explique Michel FAYET. « Concernant les activités, chaque chauffeur à une activité principale. Par exemple, Cyril s’occupe essentiellement de la fauche, Julien conduit une ensileuse pendant la saison de récolte puis s’occupe en partie de l’aplatisseur à céréales et Florian s’occupe notamment des activités d’élagage avec l’épareuse.

Ensuite ils se partagent à tous les trois les autres activités que nous réalisons telles que le labour, semis, broyage de pierres et les épandages de lisier, fumier et chaux. Pour certaines activités, les adhérents peuvent appeler directement le chauffeur lorsqu’il est sur un secteur, sinon ils appellent Yves à l’atelier. Pour l’ensilage par contre nous gérons à deux avec Yves l’organisation des chantiers afin de coordonner la fauche, les ensileuses et les remorques.

Comment s’articule leur travail avec le mécanicien te la secrétaire ?

Au quotidien, Yves est leur principal relais car ils le voient le plus souvent. Toutefois, en cas de problème, leur interlocuteur privilégié est Gilbert BRUEL, le vice-président de la Cuma. Pour ma part, je suis là pour superviser le tout et faire le lien avec les adhérents s’ils ont des remontées à faire. Enfin, la partie administrative (saisie des bons de travaux et de la facturation, la gestion des parts sociales ou encore l’envoi des relances en cas d’impayés) est gérée par Tiffany notre secrétaire.

Cette organisation permet de faire en sorte que ce ne soit pas qu’une seule personne qui gère tout. poursuit Michel FAYET. Le mécanicien organise son travail en fonction de l’activité des chauffeurs ; ainsi lorsque que les chauffeurs sont dehors et notamment lors de la récolte, la priorité leur est donné pour les dépannages si besoin. La révision et l’entretien du matériel se fait tout au long de l’année.

Quels sont les avantages et inconvénients du métier de chauffeur en Cuma ?

La Cuma possède un parc matériel diversifié et surtout du matériel toujours récent et performant ce qui très intéressant pour les salariés qui peuvent assurer un travail de qualité tout en acquérant une certaine polyvalence dans la conduite des machines. L’organisation du travail est différente selon les saisons : alors que pendant la récolte des fourrages, il faut être disponible car c’est la période la plus chargée, en hiver, une fois que les semis d’automne sont finis, l’organisation est un peu plus souple.

Nous constatons ces dernières années un changement de plus en plus récurrent des conditions climatiques ce qui complique la tâche pour la réalisation de certains chantiers (ensilage, semis d’automne). Les périodes d’intervention sont beaucoup plus courtes, même entre secteurs de vallées et plateaux, rendant plus difficile de répondre à toutes les demandes en même temps.

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