#Strip-till : raté en 2015, il réussit son semis cette année

Cultures
strip-till mais semis méteil

Préparation du lit de semences au strip-till sur un chaume de méteil après ensilage. (©Christian Watier)

23/05/2016 - 11:00

Voilà quatre ans que Franck Rabouan teste la technique du strip-till. Après une année chaotique en 2015, les conditions météo ont été bien meilleures en 2016.

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On a fait du bon boulot». La météo des derniers jours a permis à Franck Rabouan, agriculteur en Maine-et-Loire, d’implanter son maïs en strip-till dans de bonnes conditions. «L’an dernier, il était tombé 100 mm de pluie début mai. Dix jours après, c’est comme si on faisait un trait dans du beurre. Le terrain était trop tassé, on n’arrivait pas à refermer le sillon sur la graine», se souvient-il. Au contraire, la terre bien grumeleuse et ressuyée de cette année a fait des merveilles.

Semis du mais au semoir pneumatique dans le sillon fait au prealable au strp-ttill.

Le semis du maïs a été réalisé au semoir pneumatique, dans le sillon creusé au préalable au strip-till. (©Christian Watier)

Franck Rabouan teste la technique du strip-till depuis quatre ans, couplée à la mise en place de couverts végétaux. Sur les 80 hectares que compte son exploitation, 35 ha sont destinés  au maïs grain ou ensilage, en non irrigué. Après l’ensilage du méteil, le 7 mai 2016, il a travaillé le sol avec la dent du strip-till le 9 mai. «J’ai attendu 24 h pour que le sol grille un peu en surface et j’ai semé», précise-t-il.

Semis du mais au semoir pneumatique dans le sillon fait au prealable au strip till

Franck Rabouan : «on a fait du boulot». (©Christian Watier)

Après avoir essayé plusieurs matériels strip-till, il a opté pour le modèle Inro de la marque Carré. «Je l’ai acheté individuellement car je n’ai trouvé personne d’autre d’intéressé autour de moi», explique-t-il. En 2014, il faisait partie des premiers agriculteurs à tester ce modèle, dont il est aujourd’hui très satisfait. «Les réglages sont faciles à effectuer sans outil et il est costaud», détaille-t-il. Le semoir, par contre, est partagé en cuma. Il s’agit d’un Monosem 6 rangs.

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