La cuma, plus qu’une façon d’acheter, une façon d’avancer!

Qui a dit que les cuma n’avaient pas la cote auprès des jeunes installés? Partez dans l’Aube à la rencontre de Thomas Bigot, qui vous démontrera le contraire. Portrait.

Le poste de trésorier a permis à Thomas Bigot de prendre conscience de l'importance des charges de mécanisation sur les exploitations agricoles.

En 2013, Thomas Bigot s’installe avec son père et deux cousins sur deux structures d’environ 500 ha, à Vulaines, dans l’AubeC’était à l’occasion du départ en retraite de son oncle, qui était également président de la cuma de la Brosse. Un départ qui conduit le groupe à modifier son organisation. Thomas se voit proposer le poste de secrétaire puis, un an après, celui de trésorier. En parallèle, la Fdcuma a accompagné la cuma de la Brosse dans sa nouvelle structuration avec, notamment, un travail sur le règlement intérieur et la mise en place de responsables.

Responsabiliser les adhérents

Même s’il connait peu les autres adhérents du groupe lors de son arrivée, Thomas Bigot prend à cœur son rôle au sein de la cuma. Il accomplit sa fonction avec dynamisme et sérieux, poussé et accompagné par un nouveau groupe qui a souhaité responsabiliser ses adhérents en leur donnant des responsabilités. Thomas Bigot est adhérent à plusieurs sections parmi lesquelles le travail du sol, semis, broyeur, traitement de semences et pont à bascule.

Depuis son arrivée, sa vision sur la cuma a changé. Si initialement, il la voyait comme un moyen d’acheter du matériel à plusieurs, il la considère davantage aujourd’hui comme une façon de réfléchir et travailler ensemble. En effet, sa structure lui permettrait tout à fait d’investir seul mais il pense toujours au collectif. Et ce, afin d’accéder à des nouvelles technologies et à du matériel performant.

Preuve en est des épandeurs, pour lesquels il a pu suivre l’évolution des matériels investis au sein du groupe. Du petit épandeur, la cuma de la Brosse est passée au Rolland Rollforce 6620, doté d’une table d’épandage TCEI et d’une centrale hydraulique. Un modèle certifié éco-épandage avec une pesée dynamique et un boîtier tactile regroupant les fonctions de l’outil. Précisons qu’avec une utilisation annuelle de 4.500 tonnes, le coût prévisionnel s’établit à environ 1,90 €/t.



Préparer les thématiques de demain

Cette organisation de groupe leur permet d’être pointus sur la conduite des épandages. Selon les produits, ils peuvent échanger leurs informations afin d’avoir les bons réglages dès le début du chantier. Sans la cuma, Thomas Bigot aurait sans doute dû s’adresser à une entreprise. Il n’aurait pas eu cette valeur ajoutée à son travail.

Par ailleurs, son poste de trésorier lui a permis de prendre conscience de l’importance des charges de mécanisation sur les exploitations. Il est récemment entré au sein de l’antenne Aube de la Frcuma Grand Est.  Il participe aux différents échanges. Cela lui permet de préparer les futures thématiques sur lesquelles il voudrait travailler, comme par exemple le désherbage mécanique.

Aujourd’hui, il est pleinement satisfait du fonctionnement de la cuma de la Brosse et du poste qu’il occupe. Il est motivé par le partage, l’arrivée de la nouvelle génération et la reconnaissance des membres du groupe. Il aimerait cependant qu’il y ait un peu plus de discipline et de soin dans l’utilisation de certains matériels, afin de prévenir toute casse et frais inutiles.

L’avenir? Au sein du collectif!

L’avenir, il le voit au sein du collectif, avec la volonté de travailler sur la traction partagée. Le but: pour optimiser le matériel et raisonner des chantiers clés en main, afin d’éviter des investissements multiples et coûteux. Un DiNA cuma sera réalisé en fin d’année afin de les accompagner dans cette démarche et co-construire le projet. Les visites de cuma avec des bâtiments communs et des salariés, réalisées lors du congrès de la Fncuma 2019, pourraient également être une source d’inspiration pour l’avenir.

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