Avec de l’eau, les premiers ensilages attendus au 20 août

Arvalis affine ses prévisions de démarrage des ensilages dans les différentes régions concernées. En Rhône-Alpes et dans une zone de la Charente à la Sarthe, la maturité des parcelles les plus précoces est attendue pour le 20 août, à moins que le déficit hydrique s’accentue et accélère les choses.

Jusqu’ici, juillet a été sec dans tout le pays. Les maïs commencent à souffrir et les prévisions d’une date de récolte optimale, basées sur les sommes de températures, pourraient bien être à nuancer. Les situations de fort stress hydrique accélérant l’évolution des taux de matière sèche.

Depuis la précédente évaluation du 9 juillet, les températures enregistrées ont été conformes aux références statistiques. «Les dates de récolte prévues ont peu évolué», confirment les experts d’Arvalis dans leur communiqué du 23 juillet. «Autour du 20 août», de larges secteurs en Rhône-Alpes ainsi que sur les Pays-de-la-Loire et le centre Ouest d’une manière générale, les groupes d’ensilage devraient reprendre du service, «en condition d’alimentation en eau normales.» Car c’est bien un manque de précipitations qui joue les trouble-fêtes: «les maïs commencent à souffrir dans les parcelles les plus superficielles, surtout dans les régions où le mois de juin a également été peu arrosé», constate l’institut.

la carte établie au 22 juillet à partir des données de Météo France et Arvalis

Entre le 9 et le 22 juillet, les températures ont été proches des références statistiques. La prévision des débuts de chantiers par secteur a peu évolué.

Un œil sur le maïs, l’autre sur le pluviomètre

Dans les régions les plus tardives, les floraisons ont encore quelques jours avant de s’initier. Particulièrement dans les zones les plus précoces en revanche, il revient dès à présent à chaque éleveur de vérifier l’évolution de ses maïs fourragers par les méthodes habituelles (observation de l’état des plantes et de la maturité des grains). «L’enjeu est de commencer les chantiers suffisamment tôt» pour que l’ensemble de la campagne se déroule sereinement, et ainsi «éviter les récoltes tardives à des taux de matière sèche trop élevés», rappelle Michel Moquet, référent technique d’Arvalis sur la question.

Collectivement, ne pas se faire déborder

Et il sera d’autant plus important de démarrer au bon moment qu’en conditions «de fort stress hydrique l’évolution du taux de matière sèche du maïs peut être très rapide.» Dans ces situations particulières où les tendances générales sont à considérer avec précautions, l’observation «attentive» des parcelles s’impose, plus que jamais.

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