Ces barres sur les bennes sauvent des vies

Elles caractérisent les remorques et plateaux vendus depuis le début de l’année. Les barres anti-encastrement représentent une protection simple et pourtant très efficace.

En bas, la barre anti-encastrement bien conçue se montre très efficace.

Les remorques agricoles vendues depuis le 1er janvier 2020 sont obligatoirement équipées d’une barre anti-encastrement à l’arrière. Cette règle touche aussi les plateaux fourragers et les bétaillères. La barre protège le conducteur d’un autre véhicule arrivant trop vite derrière. Sans elle, le véhicule viendrait s’encastrer dans la remorque.

barre anti-encastrement

Ici une version réglable chez Joskin (adaptation à la hauteur des pneus).

Barre anti-encastrement : pour la catégorie R

Une vidéo montrant un essai américain sur une remorque routière est publiée par Rolland en illustration de ces nouvelles règles. Elle se passe de commentaires.

L’obligation de la barre anti-encastrement, dite « protection arrière » dans la loi, résulte en France de l’arrêté du 19 décembre 2016. Elle touche tous les véhicules de catégorie « R » (matériels de transport), mais pas les « S » (outils tractés). La barre est parfois repliable (manuellement pour hydrauliquement), pour ne pas gêner sur certains chantiers. Charge à l’utilisateur de penser à la remettre en position travail dès qu’il prend la route.

barre anti encastrement Rolland

Un modèle Rolland repliable, en position route.

Sur un véhicule tel qu’une bétaillère, il peut arriver que la structure proprement dite de l’appareil réponde à la demande (hauteur de 55 cm maxi par rapport au sol, notamment) et que le constructeur ne soit pas obligé d’ajouter une barre en tant que telle. Mais un renforcement mécanique est quand même nécessaire pour répondre aux critères de résistance imposés par la loi. La bonne homologation de la barre ou de ce qui en fait office figure sur le « barré rouge » remis par le vendeur.

barre anti-encastrement sur remorque agricole

Ici sur une remorque Gourdon.

Protections latérales

Par ailleurs, la loi prévoit aussi des protections latérales pour les véhicules « R » réceptionnés dans la catégorie « B ». C’est-à-dire pour rouler à plus de 40 km/h. En outre, elles doivent éviter à un piéton, un cycliste ou un motocycliste de se retrouver sous les roues du véhicule lors d’un accident.

Cependant, on risque peu d’en croiser en France puisque les remorques y sont limitées à 40 km/h.

barre anti-encastrement sur plateau agricole Oehler

Protection latérale sur un plateau Oehler (Allemagne).

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