Bye bye crédit classique, welcome crédit bail

Gestion économique Organisation et Management
Christophe Thomas

Des changements dans la cuma avec ce nouveau tracteur: Christophe Thomas prend la responsabilité. Il succède à sa voisine, qui sera à la retraite dans cinq ans. Nouvelle génération, nouveaux outils: la cuma a eu recours au crédit –bail pour la première fois.

07/03/2017 - 08:48

La cuma a eu recours au crédit-bail pour financer son tracteur.

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Le Massey Ferguson tout neuf de la cuma de Savigny-le-Vieux ne lui appartient pas totalement. Sur la quarantaine d’adhérents, cinq exploitations composent le groupe tracteur qui a renouvelé son outil de travail pour la troisième fois de son histoire en 2016. Un premier Massey, un Fendt, puis un John Deere, remplacé en décembre par ce nouveau 7715 Dyna 6, un engin de 150ch qui fera «beaucoup de transport», prédit Christophe Thomas. Le tout jeune responsable du groupe tracteur envisage aussi de lui trouver une lame pour l’envoyer travailler sur les silos. Mais la particularité de ce tracteur est son mode de financement. La cuma a eu recours au crédit-bail, pour la première fois.

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De prime abord, le terme fait peur. Mais si la cuma opté pour la marque rouge, c’est que le concessionnaire leur avait proposé cette offre de financement adaptée à leurs contraintes. Sur les cinq adhérents, «trois partent en retraite dans cinq ans», expose le responsable. Avec un crédit classique, même à taux 0, comme il leur en a été proposé, le financer sur 5 ans aurait induit un coût de l’heure trop élevé au goût du groupe. En le faisant sur 7 ans, il y avait un risque que les trois adhérents encore en activité supportent seuls la charge les deux dernières années. Pas satisfaisant non plus. «Le vendeur nous a proposé le crédit-bail et nous avons trouvé cela pas si idiot.»

Et les utilisateurs n’ont pas peur de se retrouver sans volant entre les mains du jour au lendemain: «nous sommes une cuma qui fonctionne bien», juge le responsable. Même avec les difficiles dernières années agricoles, «nous n’avons pas d’impayés.»

5 315 €/an, puis 25 000 € à la fin

Avec la revente du John Deere, année 2005, 125ch et 5.400h, une prise en caisse, il restait 50.000€ à trouver. Le 20 décembre 2021, la cuma aura à payer une valeur résiduelle de 25.000€ pour acquérir définitivement le tracteur. En attendant, elle l’utilise, «l’engagement est de 500 h/an», et elle versera chaque année 5.315€ à Agco finance. «Sans les départs à la retraite, nous aurions pris un crédit classique sur sept ans», et même avec le taux nul qui a été proposé à la cuma, l’annuité n’aurait pas été la même.

Ainsi, en intégrant la location, les frais de gestion, l’assurance, l’heure de tracteur coûte de l’ordre de 13€, sachant que pendant le mois de négociation, le groupe a obtenu une extension de garantie (pièces, main d’œuvre et déplacement) qui lui offre une couverture sur les cinq ans. «Il reste l’entretien à notre charge», complète l’éleveur manchois.

Cuma de Savigny-le-Vieux

39 adhérents, 19 matériels, pour 87.000€ de chiffre d’affaires, avec une activité ensilage dominante.

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