Comment bien choisir et acheter son plateau fourrager

Machinisme Agricole Fourrages

Le plateau est au cœur de chantiers en équipe pour mettre à l’abri les fourrages au plus vite.

19/11/2015 - 17:04

Bien qu’apparemment simple, le plateau fourrager mérite d’être choisi avec attention. Tour d’horizon chez les constructeurs sur les capacités, conceptions et options.

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Distinguer longueur et capacité

Les plateaux se distinguent naturellement par leur longueur, qui induit le nombre de balles de telle ou telle dimension pouvant y loger côte à côte. Mais il est impératif de considérer aussi la capacité en tonnage. Tous les plateaux ne sont pas prévus pour transporter à un rythme intensif un plein chargement de fourrage lourd, comme l’enrubannage. Les constructeurs offrent souvent deux ou trois choix de robustesse et donc de capacité. Pour une même longueur, on peut donc observer des différences de tonnage maxi. La conception du châssis peut différer, de même que la résistance des pneus. Un critère important, surtout si on roule plutôt à 40 km/h qu’à 25… C’est ce que les constructeurs appellent « le recroisement des gammes », qui permet de mieux répondre aux besoins des clients.

Bien cerner les besoins

Sébastien Ponge, de la marque du même nom, décrit ainsi le raisonnement : « Première question : irez vous loin ou pas avec le plateau, pour situer le type de châssis. Deuxième question : combien de balles et de quelle dimension, pour choisir la longueur du plateau et le type de ridelles. Troisième question : quel poids de balles, pour déterminer la gamme, standard ou lourde ». Dans ces considérations de charge et de déplacements, le choix des pneus est un point sensible, comme l’explique François Girard, directeur France pour ATG Alliance : « Le plateau est un matériel simple, dans un marché très concurrentiel. Un prix bas peut être le résultat du choix de pneu d’entrée de gamme. Or, avec les charges transportées et la vitesse des tracteurs d’aujourd’hui, il faut des pneus à carcasse radiale et performants  ».

Joskin Wago

L’enrubannage, les balles carrées, et les longs trajets sollicitent plus le matériel.

Hauteur de chargement

Une faible hauteur de chargement est préférable pour la stabilité. Elle descend en dessous de 90 cm sur les petits plateaux, et monte à plus de 1,30 m pour les gros dans certaines marques, avec de nombreux modèles autour de 1,10-1,20 m. Elle dépend du diamètre des pneus et de la conception du châssis. Le diamètre des pneus évolue avec la charge admissible et le type de carcasse. Le châssis peut être étudié spécialement (type « surbaissé » chez AMBS La Littorale, par exemple).

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Les échelles, droites ou cintrées

Pour retenir les balles à l’avant et à l’arrière, les plateaux sont munis d’échelles, appelées aussi ridelles, échelons, fourragères, berceaux…(les termes sont nombreux !). Le but est qu’elles enserrent au mieux les balles, qui seront rondes ou carrées et de dimensions variables. Pour s’adapter à toutes les circonstances, les constructeurs proposent des échelles de toutes sortes : droites (verticales ou inclinables), en arc de cercle ou en S, avec parfois des rallonges. Autre variante pour s’adapter au chargement et gagner un peu sur la longueur du plateau : chez certains (Gilibert, Legrand, Ponge…), le support des échelles peut coulisser de quelques dizaines de centimètres vers l’extérieur (dans la mesure où on reste dans les limites de longueur totale admise).

 

Plus besoin de sangles

Pour éviter d’avoir à sangler, des constructeurs allemands comme Fliegl ou Krassort ont imaginé des garants latéraux mobiles. En France, le Gaec Landrain, dans les Ardennes, a imaginé il y a quelques années de verrouiller les balles par le dessus avec des piques. Ce Sécurité-balles est aujourd’hui industrialisée par la société Orenge. Il est disponible sur des plateaux homologués 25 et 40 km/h.

Orenge Plateau Sécurité Balles

Une solution d’arrimage hydraulique des balles chez Orenge.

Semi-porté ou sur tourelle ?

Il existe deux grandes configurations de plateau : semi-porté (comme une benne classique, avec 1 ou 2 essieux) ou à tourelle (1 essieu avant sur pivot, et 1 ou 2 essieux à l’arrière). Chez certains, (Bruneau, Mazeron…), l’essieu sur tourelle est oscillant, pour une meilleure stabilité. En grande capacité, on peut trouver un troisième type de conception : avec un dolly, formé d’un essieu solidaire d’un timon rigide et portant une sellette (Brimont, Gilibert, Rolland…).

Semi-porté Ponge

Semi-porté – Avantages : report de charge sur le tracteur d’où une meilleure motricité en conditions difficiles. Inconvénients : dans les virages, l’avant coupe et l’arrière balaie ; lors d’un chargement au champ tracteur dételé, la béquille peut s’enfoncer dans le sol et rendre l’attelage difficile pour repartir ; limité en capacité car le timon est compté dans la mesure de la longueur (maxi légal = 12 m).

Tourelle Mazeron

A tourelle Avantages : maniabilité, facile à atteler et dételer au champ. Inconvénients : pas de report de charge sur le tracteur, manœuvres en marche arrière délicates.

Gilibert TR 3200 avec dolly et sellette

A sellette Avantages : maniabilité, report de charge sur le tracteur, stabilité au freinage. Inconvénients : prix, manœuvres en marche arrière délicates.

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