De beaux jours à venir pour la maîtrise des charges de mécanisation

Outre les futurs adhérents, il y a à trouver dans les écoles agricoles, les futurs salariés des cuma. De beaux jours à venir pour elles: les jeunes sont déjà sensibles aux sujets phares des coopératives de matériel, dont les charges de mécanisation.

Samy Claret (2e à droite) entend acquérir de l’expérience, prendre du recul, avant peut-être de s’installer un jour.

Les jeunes des cuma s’intéressent aux encore plus jeunes. Les cumistes de Loire-Atlantique réunis en AG en sont convaincus, vu la démographie et l’évolution des besoins de agriculteurs, «il y aura des postes dans les cuma». Dans cette section de l’union des cuma des Pays de la Loire, l’année qui s’est écoulée a vu les premières réunions du groupe jeunes. Avec cette idée, la section entendait, d’une part renforcer les liens entre les cuma de Loire-Atlantique et les nouveaux installés, et d’autre part intégrer plus facilement les attentes et idées de ces derniers dans les orientations du réseau.

Travailler dans les écoles

La première action, décidée grâce au groupe jeunes, a été «de renforcer le travail avec les écoles», expliquent les dirigeants fédératifs ce 1er février, où des étudiants de BTS Acse (lycée Saint-Clair de Derval) ont été invités à intervenir. Cette année, il était question de charges de mécanisation. Gilles Gautier, qui encadrait les étudiants présents, soulignait la convergence des programmes, celui de l’assemblée du jour et celui du cursus scolaire qui intègre ce chapitre important «pour la rentabilité du système de production». L’enseignant de se réjouir: «L’aborder avec les cuma permet en plus d’aborder les notions d’agriculture de groupe.» Ce qui, pour lui, est «un héritage, des valeurs qu’il faut transmettre.»

Points de convergence entre programmes

Ses élèves profitent de suivre une exploitation avec plusieurs périodes de stage sur l’année pour plonger dans les chiffres concrets. Exemple avec Samy Claret, en stage sur un élevage laitier (85normandes sur 143ha) en agrobiologie: «J’ai déjà pris du temps, une heure et demie, pour réaliser le diagnostic Mécagest», pour aboutir à un chiffre: 405€/ha, assez proche d’un chiffre moyen rencontré sur les élevages de la zone, mais qui laisse certainement aussi de la place pour que Samy puisse identifier des pistes de réduction du coût. «Sur l’exploitation, il y a un parc assez conséquent, ce qui implique aussi pas mal de coûts d’entretien et réparation.» Il reste encore à l’étudiant tout le travail d’analyse à faire pour préciser ces premières observations. Heureusement, il «aime bien analyser et manipuler les chiffres» et salue ainsi que ce volet du coût de la mécanisation soit abordé dans sa formation. Son voisin sur les bancs de l’AG de la section 44, Yoann Galinière, insiste en guise de conclusion: «Etre agriculteur aujourd’hui, c’est être bon gestionnaire.» Pour Samy, la cuma se présente déjà comme un moyen «de réduire les charges» mais aussi, «de s’améliorer, être efficace pour concilier d’autres objectifs, comme avoir du temps pour la vie de famille». Ils n’y sont pas encore mais ses futurs acteurs semblent bien au courant des sujets qui animent la profession et semblent en partager l’intérêt.

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