Duerp, en règle sur la sécurité au travail

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Duerp, en règle sur la sécurité au travail

"« L’intérêt premier et de protéger son salarié et l’exploitant agricole", explique Marina Miot, le fdcuma24. (Crédit: Alexandre Merlingeas, Réussir le Périgord)

La Fédération des cuma de Dordogne, avec des conseillers MSA, a accompagné la cuma de la région de Montignac et ses adhérents dans la mise à jour ou la création de leur Duerp sur les risques professionnels.

La cuma de la région de Montignac emploie un salarié et les responsables envisagent d’en embaucher un second. Pour être en règle sur le Document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp), Marina Miot, animatrice de la Fédération départementale des cuma, a organisé une réunion d’information et de sensibilisation : « Ils nous ont sollicités pour savoir si quelqu’un pouvait les accompagner », explique-t-elle.

Duerp obligatoire même pour un apprenti ou un stagiaire

Le Duerp est obligatoire depuis 2001 à partir du moment où l’entreprise ou la structure emploie un salarié, un stagiaire ou un apprenti. L’employeur y consigne les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité auxquels peuvent être exposés les salariés. Le Duerp doit être vérifié puis remis à jour, tous les ans ou a minima à l’arrivée d’un nouveau matériel ou activité sur l’exploitation.

Création ou réactualisation des Duerps de la cuma et des exploitations

Six adhérents et le président de la cuma, Dominique Borie, ont participé à la réunion. « Pour la cuma, il fallait le réactualiser. Des adhérents, comme moi qui emploie un apprenti, ont dû le créer. D’autres l’ont actualisé », indique-t-il.

Deux conseillers prévention des risques professionnels à la MSA Dordogne Lot-et-Garonne, Hervé Barnagaud et Joël Françoise, ont présenté la réglementation autour du Duerp.

Surtout formaliser les pratiques existantes

Le matin, il fut question des risques et sujets de prévention dans une exploitation agricole. Comme les risques électriques, chimiques, psychologiques liés au stress et à la fatigue, les zoonoses, les phytosanitaires, la réglementation liée aux engins de levage… « C’était très large. Chacun a pu s’exprimer librement sur ses problématiques », relève Marina Miot.

« Nous avons eu beaucoup de bons conseils même si cela a été, surtout, une formalisation des pratiques existantes », affirme Dominique Borie.

Mise à jour annuelle du Duerp

L’après-midi, chacun a travaillé sur son Duerp avec l’aide de l’animatrice et des conseillers. Chaque document est particulier, selon le domaine de production des exploitants, essentiellement en polyculture-élevage.

Le document permet aussi aux agriculteurs d’avoir une feuille de route, des éléments à mettre en place ou à améliorer si besoin. « Chaque année, il faut que le document soit revu au moins une fois, même si rien n’a changé », insiste l’animatrice. Le Duerp doit être également signé par le salarié, le stagiaire ou l’apprenti. Il faut l’afficher sur un tableau.

« L’intérêt premier et de protéger son salarié et l’exploitant agricole. En cas d’accident, l’inspection du travail va regarder en premier le Duerp et sa mise à jour », explique Marina Miot. Par ailleurs, dans le cadre de la nouvelle PAC, l’absence du document va exposer l’exploitant agricole à des pénalités.

À partir de 2025, même sans salarié sur l’exploitation, le Duerp deviendra obligatoire. Les agriculteurs peuvent le voir comme nouvelle charge administrative. Ou bien l’occasion de prévenir les accidents dont eux aussi peuvent être victimes.

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