Economique : 1 tracteur pour 2 cuma

Des solutions existent pour se lancer dans un groupe tracteur sans prendre de risques. Il ne faut pas hésiter à échanger avec d'autres cuma… Exemple avec les cuma Roulante et Reinette des Ormeaux.

La Roulante et la Reinette des Ormeaux utilisent en décalé le nouveau tracteur de 160 cv.

La cuma La Roulante – Les Epesses (Vendée) est spécialisée dans la culture des pommes de terre, de la plantation à l’arrachage. Elle couvre un large secteur de 200 ha sur la Vendée, la Loire-Atlantique et les Deux-Sèvres. Un nouveau tracteur plus puissant (minimum 140 ch) était devenu nécessaire, depuis l’achat d’une nouvelle arracheuse, pour gagner en efficacité de chantier. Après un essai concluant en 2014, en louant un tracteur à un des adhérents, il a été décidé de reconduire l’opération. Mais avec un besoin de 350 heures, impossible d’amortir un matériel neuf. La cuma n’a besoin du tracteur que du 1er août au 15 octobre pour l’arrachage. L’idée a été lancée de trouver une cuma qui pourrait utiliser le tracteur pour les 350 heures complémentaires nécessaires pour amortir le matériel.

Solliciter les cuma proches

Yvon Gilbert, président de cuma, décide donc d’inviter les cuma des alentours pour un tour de table. Christophe Grolleau y représente la cuma La Reinette les Ormeaux de Saint Martin des Tilleuls (Vendée). Les besoins de la cuma sont très importants au printemps depuis la création du groupe de fauche en 6 m. Un certain nombre d’adhérents se plaignent de la perte de temps pour atteler/dételer le matériel. La cuma possède déjà 4 tracteurs, mais impossible d’investir dans un cinquième : le nombre d’heures d’utilisation est insuffisant et pour ce nouvel achat qui n’est pas un renouvellement, trop de capital serait à fournir.
La Reinette les Ormeaux signe un engagement auprès de la Roulante pour 350 heures annuelles sur 5 ans, au tarif prévisionnel de 25 € de l’heure (finalement facturées 23 € après bilan de la saison, hors fuel). L’entretien est fait par le concessionnaire. Le tracteur de 160 ch est principalement utilisé pour le groupe de fauche (150 heures) d’avril à juin. La cuma espère, avec ce partenariat, convaincre d’autres adhérents pour développer son groupe de fauche. Le bilan, après une année de fonctionnement, est globalement très positif. Selon Yvon Gilbert, « cela marche parce que tout le monde a respecté ses engagements. »

A lire sur ce même thème, l’expérience de la traction partagée dans les Ardennes.

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