Financement participatif: un marathon au rythme du sprint

"Un marathon au rythme du sprint", "une campagne quasi-présidentielle": des expressions qui résument bien le challenge qui attend les porteurs de projet de "crowdfunding", le fameux financement participatif. Mais ceux qui ont rencontré le succès vont parfois bien au-delà de leurs objectifs. Le jeu en vaut donc largement la chandelle. Qu'est-ce qui réunit ceux qui arrivent? Quel parcours suivre? Suivez le guide!

Des étapes à suivre pour arriver au succès.

De l’importance de l’échauffement

Le ou les agriculteurs commencent, bien avant de lancer la campagne (idéalement 6 mois à deux ans), à fédérer une communauté autour d’eux, et qui constituera le “premier cercle” des contributeurs: famille, amis, clients… Ils leur expliquent le projet pour qu’ils en comprennent bien l’intérêt. Plusieurs “moteurs” peuvent décider des particuliers à s’impliquer, et contribuent à “modeler” la présentation du projet : l’aspect militant, le fait de devenir un client “privilégié”, des contreparties alléchantes… ou les trois.

=> Veillez à la mobilisation du réseau sur le projet, à son adhésion. C’est un premier test!

Les porteurs de projets créent des support sur les réseaux sociaux (voir notre dossier de septembre 2016), parlent de de leurs productions, leur quotidien, mais aussi du projet pour préparer la future mobilisation des 2e et 3e cercles. Ils fixent leur objectif.

=> L’expliquer permet d’être capable de présenter votre projet à des publics très différents.

Le ou les agriculteurs choisissent ensuite par quel biais passer pour rencontrer plus de contributeurs: une plateforme sur internet, si oui laquelle (voir notre article “quelle plateforme pour mon projet?”, à lire sur www.entraid.com dès novembre 2016 ), ou bien en direct ?

La plateforme procède à une sélection des projets en fonction de ses propres critères: parfois thématiques, mais le plus souvent sur la motivation et la disponibilité des porteurs.  Le gros boulot, ce sont eux qui le feront, pas la plateforme, dont l’accompagnement se cantonne souvent à moduler l’objectif et à les conseiller sur le “storytelling” de la Page projet, qui servira d’interface avec la contributeurs: la manière de raconter leur histoire pour favoriser les dons est essentielle. Ces plateformes web servent de “point de rencontre” entre un projet et des contributeurs, et peuvent aussi amplifier la portée d’une campagne grâce à leurs partenariats.

=> Outre une bonne histoire, de belles images et des contreparties bien réfléchies, point commun aux campagnes à succès: la transparence. Les contributeurs savent ce que leurs obole servira à financer. Certains vont jusqu’à publier les devis sur leur “Page projet”.

Une campagne “éclair”

Projet accepté: lancement programmé de la campagne. Les plateforme demandent souvent à d’amorcer les premières contributions “en privé”, de manière à ne pas commencer la campagne sur le web à zéro.

La première quinzaine de la campagne, qui dure de 60 à 90 jours, est marquée par une mobilisation forte du premier cercle: les proches, amis, clients, contribuent au projet, les dons affluent.

Puis c’est la phase d’essoufflement, celle au cours de laquelle le ou les agriculteurs devront mouiller le maillot: mobiliser le 2e cercle, le réseau du premier cercle via des manifestations, des publications sur les réseaux sociaux, bref, “faire du bruit”. Si tout fonctionne bien, les dons continuent à entrer lentement mais sûrement.

Puis c’est la 3e phase, celle de la panique: la campagne atteindra-t-elle son objectif?Les porteurs de projets redoublent d’efforts et mobilisent les médias. Les retombées sont parfois tellement au rendez-vous que l’objectif est dépassé.

L’après

Vient ensuite le temps de remercier les donateurs, d’envoyer les contributions, puis de démarrer le projet: un autre “marathon” au programme!

Les donateurs restent très attentifs aux nouvelles et invitations qu’ils recevront de la part des agriculteurs. Les réseaux sociaux amplifient ce système de “garantie” qui soutient le contrat moral entre contributeurs et agriculteurs. Et qui peut permettre à ces derniers, s’il est respecté, de lancer un autre projet de “crowdfunding”…

Dossier complet à retrouver dans notre mensuel de novembre 2016, avec les interviews bonus des plateformes KissKissBankBank, BulbInTown, Miimosa, FundoVino et Bluebees.

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