Hérault et Gard : le virage des nouvelles technologies

Cette année, les interventions, dédiées aux technologies numériques ont fait réagir les participants à l’Assemblée générale de la fédération des cuma de l’Hérault et du Gard, tout comme l’évocation des rapports -parfois tendus- entre les agriculteurs et non-agriculteurs.

Les machines exposées à l'extérieur, lors de l'Assemblée générale de la fédération des cuma de l'Hérault et du Gard, ont attiré l'attention des nombreux participants.

Belle affluence lors de l’Assemblée générale de la fédération des cuma du Gard et de l’Hérault le 5 novembre à Murviel-lès-Béziers. Animateurs et élus de la fédération des cuma de l’Hérault et de Gard ont fait le bilan de l’activité sur l’année écoulée. Créations de cuma, investissements, subventions: les indicateurs sont positifs.

En témoigne aussi la vingtaine de Dina* qui ont été menés pour accompagner les mutations des groupes depuis 2016. “ Ce dispositif est financé à 90% par l’Etat, a souligné le directeur de la fédération Sylvain Sals.

“Il nous permet d’accompagner les groupes sur une large palettes de sujets comme la stratégie d’équipement ou la gouvernance, mais nous notons une montée en puissance des questions autour du renouvellement des générations, dans un département ou une bonne centaine de cuma a été créée dans les années 1980”, a-t-il noté.

Renouvellement: les cuma en appui

Un message étayé par le président Raymond Llorens: “nous travaillons en symbiose avec les autres structures porteuses, notamment sur l’installation des jeunes. Il est important pour que le renouvellement des générations se fasse, que les cuma soient présentes pour que les jeunes puissent investir ailleurs que dans du matos qui peut être mutualisé. »

L’avenir, c’est aussi ce qui a motivé les interventions suivantes qui toutes, portaient sur les nouvelles technologies. Marie-Flore Doutreleau, chargée de mission agroéquipement au sein de la FRcuma Occitanie, a présenté cumaLink, la plateforme numérique de mise en réseau des cuma d’un territoire, destinée à favoriser des échanges de matériels entre groupes et les projets d’investissements.

Le robot de désherbage Ted (encore en présérie), destiné au rang de vignes, a suscité de nombreuses questions, dont celle de son prix, estimé à environ 150000€ équipé. “Il vous faut estimer le temps passé dans une stratégie de désherbage mécanique. Le plus gros gain est celui du temps du chauffeur qui peut être alloué à autre chose,”, a précisé Paul Pampuri, de Naïo.

A lire également: « A la rencontre de Ted, le robot de binage viticole »

Autre annonce: un partenariat entre la fédération des cuma de l’Hérault et la startup RGX Systems, à la recherche de cuma pour tester ses capteurs installables sur des machines à vendanger. En alliant l’imagerie spectrale, l’intelligence artificielle et le ‘machine learning’, la société produit des cartographies à la parcelle des pieds de vignes atteints de flavescence dorée.

Fait marquant: les intervenants politiques ont souligné l’importance du changement à l’oeuvre sur les exploitations, aujourd’hui clairement engagées en faveur de l’amélioration des pratiques environnementales. Une dynamique parfois peu appréhendée par les acteurs non-agricoles.

* Dispositif national d’accompagnement des cuma

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