ePrivacy and GPDR Cookie Consent by TermsFeed Generator

La cuma du Derrick va produire son carburant

Partager sur

La cuma du Derrick va produire son carburant

Un président de cuma satisfait (©pxhere.com Mohammed Hassan).

La cuma du Derrick va bientôt produire son propre carburant grâce à un forage pétrolier réalisé en commun et à une unité de distillation faite maison. L'autonomie énergétique est aujourd'hui à ce prix.

[Hélas, c’est juste un poisson d’avril !] Marre des hausses de carburant! Un groupe d’agriculteurs de Seine-et-Marne a décidé de se lancer dans l’extraction du pétrole. « Il y a déjà eu des forages dans le secteur, rappelle Kevin Paille-Plahynn, le président de la cuma du Derrick. Il a mis à disposition un coin de parcelle pour implanter l’installation.

« Le forage a été facile à faire, en faisant appel à une entreprise spécialisée dans les puits pour l’irrigation. Pour la pompe, la recherche a pris plus de temps. Nous en avons finalement trouvé une d’occasion au Texas, pour environ dix mille euros transport compris. » Avec la crise du Covid 19, le container a pris du retard mais a fini par arriver.

Le cap de la distillation du carburant

Les adhérents de cette cuma font partie des résistants aux tendances du moment. « Le biogaz ou le tracteur électrique, ce n’est pas pour nous, et surtout pas dans nos moyens, justifie Kevin. Nos vieux tracteurs des années 80 sont rustiques et acceptent un carburant peu raffiné. » C’est en consultant des tutos sur le web qu’ils ont découvert comment distiller leur pétrole.

« Le bouilleur de cru du secteur n’avait pas de successeur. Nous avons racheté son alambic et effectué quelques modifications. C’est plus facile qu’on veut nous le faire croire. Le principe a été mis au point par les rebelles tchétchènes qui détournent du pétrole brut de Sibérie pour s’approvisionner en carburant. »

Le trésorier de la cuma du Derrick est en tout cas un homme heureux: «Même en comptant l’amortissement du forage et de l’alambic, on va diviser par dix la facture de carburant!» s’exclame Jason Pohassondt.

En complément: