Focus sur quatre cuma, fortement investies en méthanisation

Quatre cuma impliquées dans la méthanisation illustrent la dynamique à l’œuvre dans la région Grand Est. Si l’une a été créée sur mesure pour répondre aux besoins de l’activité énergétique, les autres ont saisi la balle au bond pour étendre leur activité.

4 exemples de cuma ayant investies dans la méthanisation de près comme de loin.

Afin de faire fonctionner au mieux des installations de production de biométhane, les agriculteurs peuvent se regrouper au sein d’une cuma pour investir et s’organiser autour du matériel agricole nécessaire à l’approvisionnement des sites. Voici 4 initiatives qui illustrent la diversité des possibilités comme la production des CIVE, l’acheminement des effluents d’élevage, ou l’épandage du digestat.

Production et récolte de CIVE

La cuma des Vignes à Vignes-la-Cote (52) s’est équipée d’un andaineur à tapis (8,5 m) et d’un groupe de fauche. Avec une surface de 700 à 800 ha/an, le coût d’utilisation s’élève à 20 €/ha pour chaque, en incluant le tracteur, la machine et la main-d’œuvre. Ces ensembles sont utilisés en amont pour répondre aux besoins de la méthanisation, mais aussi des éleveurs.

grdf methanisation

La cuma des Vignes investit pour les récoltes.

Sur le même sujet : En groupe, ça gaze fort pour les projets biométhane

La cuma des sources à Champigneulles-en-Bassigny (52) disposait déjà d’un tracteur de 300cv. Elle a pu investir dans une auto-chargeuse trois essieux qui lui permet désormais de mieux valoriser le matériel de traction, et de récolter les CIVE à destination de la méthanisation.

Hier en cuma pour la métha, aujourd’hui…

La cuma de Moyrey-Sur-Seille, à Haurecourt (57), a été créée par des agriculteurs pour leur activité de méthanisation. Ils ont pu organiser le travail en entraide et chantiers collectifs, rationalisant ainsi tout aussi bien l’approche de la main-d’œuvre que celle des machines. La cuma propose aujourd’hui de nouvelles activités, sans lien direct avec la méthanisation. Elle a ainsi récemment  investi dans une presse haute densité (12 000 bottes/an) et un groupeur de bottes.

cuma methanisation

La cuma de Moyrey-Sur-Seille a été créée par des agriculteurs pour leur activité de méthanisation.

 

EPANDAGE

La cuma de Villemoron à Vals-des-Tilles (52) a investi dans trois tonnes de ravitaillement et une tonne d’épandage pendillard de 20m3. Le débit journalier atteint 600 à 1000m3 pour un coût global qui varie de 4 et 6 €/m3 selon la distance.

Que ce soit pour alimenter en matière les unités de production de biométhane et ou épandre les digestats, les cuma facilitent les investissements, l’organisation des chantiers et leur rentabilité. Et dans certains cas, les initiatives collectives vont même plus loin que le projet initial en lien avec la méthanisation.

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