[Banque de travail] La gestion des pics d’activité sans salarié, épisode 1

Organisation des chantiers Gestion d'équipe
Les agriculteurs peuvent trouver des solutions pour solutionner les pics de travail de l'été sans embaucher.

Banque de travail + chantiers collectifs: une bonne combinaison pour écrêter les pics de travail de l'été pour les agriculteurs.

04/06/2018 - 08:00

Il est aussi possible de gérer les chantiers estivaux des cuma plus sereinement, même sans recours à des salariés. Tel était le sens du témoignage de la cuma de Druelle, lors de l’assemblée générale des cuma d’Aveyron cette année. Aujourd'hui, la banque de travail.

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Pour que les activités estivales se déroulent au mieux pour les agriculteurs, sans pics de travail trop durs à gérer, les adhérents ont mis au point deux systèmes : dès 2006, une banque de travail, reposant sur un double système de points (conduite et matériels), ainsi que l’organisation de chantiers en commun en équipe.

La cuma de Druelle facture à 55adhérents, l’utilisation de 80matériels, pour un chiffre d’affaires de 115.000€.

«Nous avons deux adhérents-chauffeurs pour l’ensileuse et un autre binôme pour les presses carrées», indiquait Gilles Grès, trésorier de la cuma, lors de l’assemblée générale de la fdcuma de l’Aveyron, qui portait sur le thème de l’optimisation du temps de travail. «Une heure d’intervention compte et le matériel également. Tous les matériels, travail du sol ou autre, sont comptabilisés», précisait-il

Pourquoi pas un salarié?

«L’organisation en banque de travail, complétée par une organisation collective par secteur sur certains chantiers, donne une dynamique au groupe cuma», a indiqué M. Grès. «De cette manière, nous nous obligeons avec la banque à équilibrer les points de chacun. Au départ, les structures et les besoins étaient très communes. Petit à petit, les structures ont évolué, des écarts se sont créés. La banque de travail a permis de rattraper et d’avoir toujours une entraide collective.»

Quelles conditions pour que cela fonctionne?

«C’est une méthode qui demande de la main-d’œuvre sur les structures. C’est plus facile quand il y a du monde, que quand l’agriculteur est seul», a souligné le trésorier.

«Une personne seule aura du mal à rendre le travail dans ce système d’échange. Cela dit, c’est très facile à mettre en œuvre quand il y a du monde sur les exploitations», a-t-il conclu.

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