Le foin en banque de travail

Organisation des chantiers

Pour Gérard Robert, président de la cuma, l’avantage du groupe est plus dans l’organisation collective que dans le coût des matériels.

25/11/2015 - 14:16

La fenaison est typiquement un chantier où le temps compte. Ce chantier est réputé difficile en cuma car chacun craint de se faire rattraper par la pluie. Pourtant, des groupes y arrivent très bien, par exemple avec une banque de travail.

Partagez cet article: Le foin en banque de travail

Presser au carré demande un volume d’activité pas toujours disponible dans les groupes. C’est par exemple le cas à la cuma de Sommant (Saône et Loire). « Nous avons commencé il y a trois ans en balles rondes, raconte Gérard Robert, le président. Après un incendie sur la presse de la cuma, trois d’entre nous ont souhaité passer aux balles carrées. Le projet n’étant pas mûr dans le groupe, nous avons fait appel à un entrepreneur, mais c’est la cuma qui a passé le contrat. »

Matériels individuels

A part l’andaineur, les matériels de ce groupe sont individuels, mais le collectif se matérialise dans l’organisation. « Chacun est responsable d’un poste : un qui fauche, avec son combiné avant-arrière et le tracteur de la cuma, deux qui fanent, un qui andaine, et on se retrouve aussi pour rentrer les balles à l’exploitation. Nous enregistrons les temps de travaux, en distinguant les déplacements, et nous essayons d’équilibrer la banque de travail sur l’année. » Le groupe procède par secteur géographique pour réduire les pertes de temps, sachant que la précocité est assez homogène dans le rayon concerné (une dizaine de kilomètres). L’avantage du groupe est plus ici dans l’organisation collective que dans le coût de matériels partagés : « On est plus efficace, on gagne du temps. »

Groupe foin de la cuma de Sommant (Saône et Loire) : équipements et coût

  • 4 adhérents sur 120 ha de première coupe + repousses
  • 1 andaineur
  • 1 tracteur
  • des matériels personnels et pressage au carré par entreprise
  • Coût total : 150 €/ha, soit 45 €/tMS, de la fauche à l’empilage, carburant et main d’œuvre compris

A lire aussi sur les banques de travail

[BANQUE DE TRAVAIL] LA GESTION DES PICS D’ACTIVITÉ SANS SALARIÉ

BANQUE DE TRAVAIL ET MUTUELLE COUPS DURS, L’AUTRE VISAGE DE LA CUMA

UNE BANQUE DE TRAVAIL TRÈS CADRÉE

LA MOISSON EN BANQUE DE TRAVAIL

LE FOIN EN BANQUE DE TRAVAIL

Banque de travail : Le secret de la réussite

Publicité
Simple Share Buttons