Quatre semoirs pour faire germer un projet

Sur chaume de maïs, sur terrain déchaumé et après labour, quatre semoirs rapides ont soutenu leurs arguments devant des adhérents de deux cuma sarthoises. Un futur projet d’acquisition est bien lancé.

Le groupe ‘semis’ de la cuma de Roézé envisage de faire évoluer son matériel et le projet intéresse des adhérents de la cuma des Bosquets (Pruillé-le-Chétif) avec qui elle coopère sur d’autres travaux. 35 agriculteurs étaient présents à une démonstration le 22 octobre.

Une démonstration pour faire avancer le projet sur le terrain? L’Union des cuma des Pays-de-la-Loire accompagne la démarche de la cuma de Roézé qui envisage de faire évoluer son activité ‘semis’. Quatre semoirs rapides de marques différentes (Kubota, Sky, Horsch et Bednar) étaient réunis pour évoluer sur trois modalités de terrain: labouré, déchaumé ou non travaillé. Ceci illustre la diversité des objectifs et des pratiques dans le groupe. Aujourd’hui, celui-ci fonctionne avec deux combinés de 3m, plus un outil de sursemis, pour environ 600ha/an de céréales, raygrass porte-graine, méteils et autres couverts hivernaux.

Faire évoluer le débit de chantier

Plusieurs agriculteurs font déjà des impasses sur le labour et les discussions de doter le parc d’un outil mieux adapté à cette orientation TCS sont présentes. Surtout que selon le modèle choisi, le débit des chantiers de semis pourrait augmenter de moitié. Grâce à cette journée au champ, chacun aura déjà pu se familiariser avec les différentes configurations, technologies et options proposées sur le marché, ainsi qu’appréhender la polyvalence des semoirs et l’attention qu’ils demandent sur la question des réglages.

De la suite dans les réflexions

Pour autant, rien ne s’est décidé à l’issue de la présentation statique et dynamique des semoirs. Maintenant qu’ils se sont familiarisé avec les matériels, les participants se sont donné rendez-vous sur la parcelle pour observer les résultats de la levée dans les différentes modalités. Les organisateurs prévoient que les adhérents formulent aussi leurs retours. C’est à partir de ce travail d’analyse et de synthèse des besoins que la cuma pourra préciser un cahier des charges clair et projeter son activité ‘semis’ dans un nouveau décor. Rendez-vous dans un mois.

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