Retour au pré

Le dispositif Patuchev favorise le retour au pâturage des chèvres. Objectif : diminuer les intrants et donc les coûts. Seule contrainte : surveiller de près le parasitisme.

Des chèvres de race alpine au pâturage en région Centre. (© Damien Hardy)

La zone laitière Poitou-Charentes est la première région caprine. Sans que l’on s’en aperçoive, puisque l’on ne voit pratiquement aucune chèvre dans les champs. Mais c’est en train de changer… Le Réseau d’Expérimentation et de Développement Caprin (REDCap) montre pourtant que cette pratique n’est pas sans intérêt. C’est d’ailleurs l’objet d’un dispositif expérimental conduit à la station Inra de Lusignan dans la Vienne, dénommé Patuchev. Le projet est de concevoir et évaluer des systèmes d’élevage basés sur l’alimentation à l’herbe. Objectif: diminuer les intrants. Les essais conduits montrent en effet que pour une production laitière de 3kg/jour, le coût moyen journalier du concentré (acheté 350€/t) descend de 0,44€ en l’absence de pâturage à 0,25€ avec du pâturage pendant 6 mois de l’année, à raison de 10h/j.

Le pâturage, c’est simple

Le développement du pâturage en production caprine est réalisable. Un fil électrique suffit pour contenir les chèvres. Pour espérer titrer profit de l’herbe pâturée, il est conseillé de suivre certaines règles: prairies de qualité avec des légumineuses, pâturage précoce  (mi-février-mars), changement régulier de parcelles pour stimuler l’ingestion, intervalle de 45 jours entre deux exploitations en pâturage… Il faut aussi et surtout, surveiller le parasitisme. Cela implique de réguler la source de contamination tout en renforçant les défenses de l’animal. Une gestion adéquate du pâturage (tournant, mixte/alterné, fauche) et l’utilisation de nutricaments (ex: tanins condensés) réduisent les risques.
Enfin, au-delà des aspects technico-économiques, la présence de chèvres dans les champs est susceptible de conforter auprès des consommateurs, l’image d’une production naturelle et de qualité.

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