Le broyeur de paille pour les litières

Le bien-être animal et l’assainissement des litières sont devenus une préoccupation première. Pour une meilleure maîtrise des coûts, les exploitants se tournent vers la valorisation de produits déjà présents sur l’exploitation. Dans la Sarthe, la cuma départementale leur en donne les moyens.

Le service est proposé en prestation, avec l'intervention de l'éleveur adhérent pour alimenter l'outil Haybuster.

Avec une ambition de gagner en autonomie, les éleveurs sarthois disposent désormais d’une nouvelle solution pour la fabrication des litières. La cuma la Cigale a fait l’acquisition d’un broyeur de paille en janvier 2019, «en acceptant de prendre le risque d’être précurseur», confirment les élus à la tête de la coopérative départementale.

De la polyvalence

Le broyeur a pour rôle d’obtenir un produit défibré avec un calibrage précis et régulier, d’une qualité supérieure aux différentes pratiques mises en œuvre jusqu’ici (big-baler avec broyeur sous flèche, ensileuse). Il est équipé d’un rotor à 64 marteaux et d’un panel de grilles allant d’un calibre de 6 mm (obtention d’une farine de paille) à 130 mm, permettant de répondre aux différentes valorisations.

Avec l’appui du groupement d’employeurs de la Croix des Landes (La Guierche), la cuma la Cigale propose son service uniquement en prestation, sachant que l’incorporation du produit dans le bol est réalisée par l’adhérent à l’aide d’un chargeur. En fonction du calibre choisi et de l’humidité du produit ( <10%), le débit varie entre 4 et 15 t/h. Grâce à un tapis convoyeur de 6 m ajustable en hauteur, l’outil décharge le produit obtenu soit dans une remorque, soit un bâtiment.

Une nouvelle organisation des chantiers

Pour la bonne marche du chantier, les adhérents doivent anticiper la venue du broyeur sur le site de l’exploitation, en prévoyant un volume de stockage du produit broyé suffisant et pour avoir la paille brute à proximité de l’outil. Ils accèdent à cette solution innovante en contrepartie d’un tarif de 220€/h, plus un forfait de 50€ pour le déplacement.

Les premiers enseignements

Pour Arnaud Mussard, un des responsables du groupe: «le contexte s’annonce délicat pour l’année 2020 en termes de ressources disponibles en paille. Or, le broyage permet de réduire les consommations.» Après un an d’activité, la cinquantaine d’adhérents confirme déjà son intérêt pour le service de broyage de paille et «donne raison au groupe de travail qui a porté ce projet», avec 300 heures réalisées en 2019.

La cuma la Cigale et d’autres groupes qui évoluent dans le contexte actuel de transitions sont à retrouver dans les numéros spéciaux Entraid – Union des cuma des Pays de la Loire de janvier 2020.

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