L’Académie d’agriculture de France s’interrogeait début mai sur les ‘nouveaux modes de travail des terres agricoles utilisant massivement le numérique’. Dans une séance spécifique sur la question, les représentants du réseau cuma ont tout d’abord développé leur manière d’aborder la délégation. « Notre vision est celle d’une agriculture faite par des hommes et des femmes aux commandes de leur exploitation et qui organisent une délégation mutualiste dans laquelle ils s’impliquent », résumait Pierre Supervielle, secrétaire général de la Fncuma, à l’issue de la session. Cette dernière a en effet détaillé la multitude d’organisations collective du travail en cuma qui enrichit déjà les collectifs.
Organisation collective du travail en cuma : développer l’agilité
« Par exemple, 135 cuma sont aujourd’hui reconnues groupement d’employeurs », indique Lucie Suchet. Et de l’offre de service complet, à la mise à disposition encadrée par l’intercuma, la cheffe du pôle engagement et influence de la Fncuma décrit les « cinq formes d’emploi partagés », avec lesquelles les groupes s’adaptent. « Il nous faut répondre aux multiples besoins des agriculteurs. » D’autant que ce public est de plus en plus hétérogène, elle pointe un : « l’agilité. »
La présentation évoque jusqu’au développement de l’application Agriguilder « qui permet quelque chose de fluide et facile pour les agriculteurs. C’est un exemple d’outil numérique qui facilite l’entraide dans les cuma. » L’évocation suggère les banques de travail, autre particularité des groupes de travail agricoles. Dans la mise en œuvre de ces organisations, le numérique participe donc à répondre à des besoins opérationnels. Il sert à facturer, réserver, communiquer… Le secrétaire général détaille ainsi : « Nous nous sommes dotés d’un ERP qui outille les groupes sur le terrain. Il sert aussi à collecter des donnés pour animer nos groupes et créer des références. »
Un élan pris, à amplifier
L’intervention de la Fncuma devant l’Académie d’agriculture souligne que la dynamique est particulièrement récente : « C’est depuis 2016 que l’emploi se développe particulièrement dans les cuma », note Lucie Suchet.
Pierre Supervielle complète : Aujourd’hui, les cuma ne sont à l’œuvre de seulement 11 % de la délégation du travail. Il faut que cela change, car nos adhérents sont en attente de solutions. » Alors que les exemples cités démontrent que les formules existent, le secrétaire général appelle à leur développement, « y compris avec l’encouragement des politiques publiques. »
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