Appel d’offres : un modèle à inventer

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Appel d'offre: "Et si on commençait par du matériel plus simple?"

03/07/2018 - 06:26

On en parle dans les campagnes. Un appel d’offres pour 20 ensileuses et 30 télescopiques a été lancé par les fédérations des cuma des régions Pays de la Loire, Bretagne et Normandie. Pour toute nouveauté, il y a les contre, les pour et les sceptiques.

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Que pensent les agriculteurs des appels d’offres dans le secteur agricole. Est ce réaliste de pouvoir investir dans 20 télescopiques, ensileuses, faucheuses pour réduire les coûts?

La première réaction des cumistes sur cette initiative concerne toujours le portefeuille. «C’est peut-être un bon moyen pour faire baisser les prix des matériels qui sont continuellement à la hausse. Acheter en gros, c’est toujours plus avantageux qu’au détail.»

Mais très vite l’organisation revient sur le tapis. «Ce n’est parfois pas évident de se mettre d’accord entre adhérents d’une même Cuma pour choisir une marque et les options d’un matériel, encore moins quand on est en intercuma, alors au niveau d’une fédération départementale ou même entre plusieurs régions…»

Le dessin du mois publié dans Entraid Magazine de juillet-août 2018. Samson.

Pas pour tous les matériels

Les ensileuses font partie des matériels les plus chers qui sont achetés en Cuma, «avec aussi beaucoup d’options. Pourquoi par exemple, on devrait prendre un modèle 4 RM si on en a pas besoin, chaque option c’est souvent un billet de 5.000euros. On n’a pas forcément tous les mêmes besoins». Par contre, l’idée fait son chemin pour des matériels plus simples, «on arriverait plus facilement à se mettre d’accord sur des bennes, des plateaux fourragers, voire même des outils de travail du sol comme des déchaumeurs».

Garder de la proximité

Des matériels plus simples, «avec lesquels on a moins besoin de SAV. Une ensileuse pour laquelle il n’y a pas de concessionnaire de la marque qui soit compétent dans un secteur raisonnablement proche, c’est une option difficilement envisageable pour un matériel de récolte ou même pour un tracteur. Il n’y a pas que le prix à prendre en compte. On choisit aussi la marque en fonction du concessionnaire. Cela passe même souvent avant le prix».

Cette nouvelle façon d’investir interpelle et continue de faire parler. A quand de nouvelles initiatives?

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