[COUP DE COEUR] Qui est la plus vieille cuma de France ?

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En mai, le dossier du mensuel Entraid parle des cuma qui vont de l’avant, un esprit qui ne date pas d’hier (@Andre-Brottier).

20/05/2019 - 13:00

Les nouvelles attentes et nouvelles orientations des adhérents donnent parfois naissance à des nouvelles cuma. C’est le cas de la cuma Art’bio, créée dans les Hautes-Alpes l’an dernier. Ce coup de cœur de la rédaction amène une autre question : qui peut bien être la doyenne des cuma ?

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Quelle est la plus vieille cuma de France ? Même Entraid’ n’a pas la réponse précise. Nous savons toutefois que la loi qui a créé le statut des cuma a été promulguée le 12 octobre 1945. On la doit à François Tanguy-Prigent et elle s’insère dans une politique d’encouragement des coopératives, dans le fil des idéaux issus de la Résistance. Les cuma sont rapidement montées en puissance, elles ont accompagné la motorisation de l’agriculture notamment grâce au plan Marshall. De ce fait, les plus anciennes cuma datent de début 1946, voire peut-être de fin 1945. Quelques exemples : cuma de Grambois et cuma La Laborieuse (Vaucluse), cuma de Saint Aubin de Cadelech  (Dordogne), cuma de Salon la Tour (Corrèze), ou la cuma de Plurien (Côtes d’Armor), la technophile de notre dossier (article à retrouver ici), preuve que la cuma peut être historique et moderne à la fois.

Des racines encore plus profondes

Avant-guerre, il existait déjà des groupements d’agriculteurs structurés autour de machines : des syndicats de battage, coopératives de battage ou de travaux mécaniques. Certaines de ces sociétés se sont transformées ultérieurement en cuma, ce qui permet de faire remonter plus loin l’origine de ces dernières. Créée en 1911, la Société Civile Coopérative des Battages de Pouillé (sud Vendée) a par exemple suivi ce chemin. Comme la Société de Battages L’Union à Faye (Deux-Sèvres, 1921), la future cuma de Dangeul (Sarthe, 1921), la Coopérative de Battage de Montjoi (Tarn et Garonne, 1938), la coopérative de battage du Terme  (Haute-Garonne, 1941), l’Association de battage de Cormes (Sarthe, 1942), la Société coopérative de battage et de cultures mécaniques de Monchy-Lagache et de ses environs (Somme, 1943). La complexité du sujet fait que nous en resterons là dans les investigations, après tout, l’âge d’une Star ne se demande pas.

A lire :

  • « A l’ombre des machines – Les cuma, 50 ans de solidarités locales », Denis Lefèvre, Editions Entraid’,
  • Un état des lieux sur les cuma réalisé en 1952, consultable en ligne ici.

 

couverture mai 2019 entraid

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