[Coup de cœur de la rédaction] L’écologiste: la cuma de Margerie Hancourt

Sur le terrain
apprentissage du désherbage mécanique, cuma de Margerie Hancourt

Selon Yves Durand, le désherbage mécanique demande de réapprendre à connaître ses sols et de remettre l'agronomie au cœur des réflexions.

06/06/2019 - 06:34

Parmi les cuma coup de cœur de la rédaction (dossier du magazine de mai 2019), portrait de la cuma de Margerie Hancourt dans la Marne (51). Un groupe de chercheurs actifs en agro-écologie. Explications en vidéo avec le président de la cuma, Yves Durand.

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Dans le magazine de mai, la rédaction d’Entraid’ vous proposait sa sélection de cuma coup de cœur. Parmi elles, la cuma de Margerie Hancourt dans la Marne a retenu notre attention pour sa démarche d’apprentissage du désherbage mécanique.

En effet, depuis 2016, les 10 adhérents de la cuma de Margerie Hancourt engagés dans le projet ont investi près de 150.000 euros pour se constituer une boîte à outils et préparer concrètement la transition agro-écologique. A l’intérieur: deux bineuses Carré (une à céréales avec un inter-rang de 20 cm et une pour les cultures en ligne avec un inter-rang de 50 cm), une herse étrille Carré de 12 m, une trémie frontale et une rampe de semis Maschio Gaspardo de 50 cm d’écartement avec pulvérisation intégrée.

Un partage du risque

«Les adhérents ont décidé de consacrer près de 275 ha de leurs cultures aux essais, soit environ 10% de leurs terres», présente Yves Durand, président de la cuma Margerie Hancourt«Nous partageons le matériels, les idées et le risque. La part de risque est acceptable au regard de la surface engagée pour chaque adhérent. C’est tout l’intérêt de réaliser ce projet en cuma.»

Concrètement, dans leur stratégie pour le colza, le rang est traité chimiquement pour protéger la culture de la concurrence et sécuriser la levée, et l’inter-rang est biné. De ce fait, en ne retenant la chimie que sur 15 cm pour chaque bande de 50 cm de large, la cuma de Margerie Hancourt ne traite que 30% de la parcelle à chaque passage. Ce qui représente une économie de 40 €/ha sur le traitement de pré-levée. Le passage de bineuse est estimé à 35 €/ha.

«La vraie difficulté reste la météo. Quand on a une fenêtre d’intervention, il faut être prêt à bondir.» La prochaine étape pour le groupe pourrait ainsi être l’achat d’un tracteur en commun dédié à ces outils de désherbage mécanique.

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