La cuma sécurise l’installation en élevage

Matthieu Goehry est éleveur dans le Bas-Rhin. Il est un président de cuma convaincu que ces groupes sécurisent l’installation des jeunes, en particulier en élevage. Rencontre.

S’installer en cuma, c’est bénéficier de la force du groupe : du matériel performant, des chantiers efficaces, de l’entraide et du partage d’expérience (photo d’illustration - Copyright : Krone).

La cuma sécurise l’installation en élevage. Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir de l’élevage en France et de la cote d’amour du secteur auprès des jeunes, Matthieu Goehry est catégorique: «je ne conçois pas l’agriculture sans l’élevage.» En revanche, il voit deux facteurs déterminants à prendre en compte pour s’y installer. D’une part le montant global de l’investissement est plus important que pour une exploitation de grandes cultures. D’autre part, l’investissement en temps de travail s’avère conséquent.

Une question de qualité de vie

Pour ces deux raisons, «si l’on se lance dans l’élevage, il vaut mieux ne pas être seul», insiste Matthieu Goehry. «Il est préférable de s’associer ou d’engager un salarié. C’est une question de qualité de vie, de pouvoir avoir une vie de famille ou simplement de pouvoir prendre des congés.»

En outre, «la cuma est financièrement un gros atout.» Elle sécurise l’installation. En effet, elle permet de disposer de matériels performants à des coûts plus abordables. De ce fait, elle facilite l’investissement dans le bâtiment d’élevage. De plus, l’organisation de chantiers en commun fait partie de la philosophie de l’élevage. Ils permettent de gagner en temps et en convivialité.

La cuma sécurise l’installation en élevage: efficace et conviviale

Matthieu Goehry prend en exemple la cuma qu’il préside. Les chantiers de fenaison et de paille s’y font en commun, autour de la presse à haute densité du groupe. Un adhérent conduit l’andaineur et un second la presse. Ensuite, pour le transport, ce sont jusqu’à 7 personnes qui viennent en renfort. Les parcelles des adhérents sont ainsi récoltées à la suite.

L’organisation de la cuma de la Rosée est «efficace et conviviale», tandis qu’en cas d’orage, un article du règlement intérieur prévoit une répartition du foin mouillé entre les adhérents. «C’est ça aussi la force d’un groupe.» Comme pour les cultures, le partage d’expérience permet de limiter le risque et les erreurs de stratégie de production. C’est un véritable tremplin pour réussir son installation et le démarrage de son activité d’élevage.

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