Repli, sous vigilance, de l’influenza aviaire

Après une phase pandémique, le Ministère de l'Agriculture autorise sous condition un retour progressif des élevages avicoles dans le Sud-Ouest. Même si dans l’Est cette fois, de nouveaux cas ont fait leur apparition.

488 élevages de canards et autres volailles ont été touchés par l’Influenza aviaire.

Le bilan de la grippe aviaire H5N8 dressé par les autorités sanitaires se révèle tragique. En outre, on dénombre en 4 mois la contamination de 488 élevages de canards et autres volailles en France, dont 474 dans le Sud-Ouest. Le CIFOG (filière foie gras) estimait début mars, que la perte représentait 6,7 millions de canards en moins pour la production de foie gras en additionnant la mortalité, les abattages et les arrêts de production. Ainsi, on s’attend en 2021 à une production française de foie gras réduite de 20% par rapport à 2020.

Bilan de la grippe aviaire H5N8: un virus dévastateur

Le virus a donc été particulièrement virulent. Et ce, malgré toutes les dispositions prise pour réduire les vecteurs de contamination. Notamment en terme de biosécurité du transport (cages, véhicules, personnel). Cette grande contagiosité a touché surtout les palmipèdes, sachant que l’«excrétion virale» dans les élevages infectés commence plusieurs jours avant le début de la mortalité.

La difficulté à maîtriser la diffusion du virus s’est révélée particulièrement compliquée dans les zones à haute densité d’élevages, sachant que les modalités de transmission sont très diverses. Plusieurs voies d’entrée existent en effet: humains (livreurs d’aliments, ramasseurs, vétérinaire, technicien, famille), «consommables» (eau, aliments, litière, fumier), animaux (nuisibles, avifaune et faune domestique), poussières et aérosol, outils et matériels, etc.

Pour éviter une nouvelle irruption virale, on mise sur l’amélioration des pratiques sanitaires préventives et une meilleure réactivité des dispositifs de surveillance. L’éventualité de procéder à une vaccination fait également partie des pistes évoquées. L’épidémie constitue un véritable traumatisme pour les éleveurs ainsi que pour les salariés des abattoirs et unités de transformation mis à l’arrêt.

Réouverture sauf pour les palmipèdes

A présent, la période est à l’accalmie. C’est pourquoi, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ouvre la porte aux remises en élevage de lots de volailles. Mais attention: cela ne sera possible qu’à condition de respecter les préconisations formulées par l’Anses, basées sur des protocoles sanitaires stricts détaillés pas arrêté préfectoral dans les 5 départements du Sud-Ouest (Landes, Pyrénées Atlantique, Lot et Garonne, Hautes-Pyrénées, Gers):
repeuplement autorisé que dans les zones stabilisées sur le plan sanitaire, dénommées « zones de surveillance »;
– animaux maintenus en bâtiment jusqu’à nouvel ordre ;
– repeuplement différé des palmipèdes (canards, oies) compte tenu de leur plus forte sensibilité au virus H5N8 (réouverture une fois l’épizootie terminée et après une période d’assainissement de 4 semaines autour des anciens foyers des « zones de protection »).

Maintenir la vigilance

La vigilance reste donc de mise. D’autant plus que nouveaux foyers de grippe aviaire ont fait leur apparition dans l’Est de la France. Il s’agit des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et des Ardennes, signale France-Bleu. Des cas de contamination diagnostiqués sur des oiseaux de la faune sauvage (cygne, cigogne), mais aussi dans une basse-cour.

A l’échelle européenne, le virus continue également de circuler.

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